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Alors que le baril de pétrole a flambé, ce lundi, de 30 % en quelques heures, tutoyant brièvement les 120 dollars, le groupe des sept pays les plus riches de la planète se dit prêt à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour « stabiliser les marchés ».
À situation désespérée, mesures désespérées. Réunis ce lundi 9 mars en urgence avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et la Banque mondiale, ils se disent prêts à agir « sans délai » pour enrayer la hausse des prix du pétrole.
« Toutes les mesures nécessaires pour garantir l’approvisionnement énergétique mondial sont sur la table », insiste l’entourage de Roland Lescure, qui présidait cette réunion exceptionnelle. Lors de celle-ci, la possibilité d’un déblocage du pétrole issu des réserves stratégiques a notamment été évoquée. « Aucune voix ne s’est élevée contre cette option », nous confie Bercy, confirmant une information du Financial Times. Plus tôt dans la matinée, Emmanuel Macron avait indiqué « que l’utilisation des réserves stratégiques était une option envisagée ».
« Pas de risque d’approvisionnement à court terme »
Mais pour l’heure, Paris se veut rassurant et temporise : « On n’en est pas encore là », rappelant qu’il n’y a encore « aucun problème d’approvisionnement à court terme ». Les responsables reconnaissent toutefois que la tension sur les prix s’accentue. Ce lundi, le baril de brent s’est envolé, au-delà du seuil psychologique de 100 dollars, dans un marché paniqué par la prolongation du conflit au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz et les dommages aux infrastructures énergétiques.
Les ministres s’accordent donc à rester sur le qui-vive : « Nous utiliserons tous les leviers disponibles pour stabiliser le marché », insiste encore l’entourage de Roland Lescure. La décision finale devrait tomber dès mardi, lors de la réunion des ministres de l’Énergie du G7.
Un outil d’urgence aux précédentes rares
Le recours collectif aux réserves stratégiques reste une arme exceptionnelle. Depuis la création de l’AIE en 1974, le mécanisme n’a été activé que cinq fois, les deux dernières pour compenser la flambée des cours provoquée par la guerre en Ukraine. Il s’agissait alors d’envoyer « un message unifié et fort aux marchés pétroliers mondiaux, à savoir qu’il n’y aur[ait] pas de pénurie d’approvisionnement à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie », selon l’agence.
Mais cette fois, selon des sources américaines citées par le Financial Times, un « lâcher » de 300 à 400 millions de barils, soit jusqu’à 30 % des réserves mondiales détenues par les 32 membres de l’AIE, est sérieusement envisagé. Un volume suffisant pour amortir un choc énergétique global… si la tension iranienne devait dégénérer.

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