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Invité du « Morning RMC » ce lundi 9 mars, Ludovic Franceschet, l’éboueur devenu influenceur, a fustigé l’incivisme des Français. Alors que la propreté s’impose comme le dossier brûlant des municipales à Marseille et dans les grandes métropoles, il prône un choc de responsabilité : des sanctions plus lourdes et, paradoxalement, moins de poubelles dans les rues.
« On ne pourra pas mettre un éboueur derrière chaque citoyen. » Le message de Ludovic Franceschet est clair. Pour celui qui totalise des millions de vues sur TikTok en ramassant les déchets des autres, la France traverse une crise de valeurs. « On compte trop sur les autres. Il faut qu’on réapprenne ces valeurs oubliées », lance-t-il au micro de RMC.
Une amende de 500€ pour les pollueurs?
Face à l’inefficacité des campagnes de sensibilisation habituelles, l’éboueur star propose de frapper fort au portefeuille. Aujourd’hui fixée à 135 euros, il souhaiterait voir l’amende pour jet de déchet grimper à 500 euros.
« Oui, les sanctions sont plus dures, c’est 135 euros une amende quand on jette par terre. Personnellement, je la mettrais à 500 euros. »
À la question de savoir comment attraper les contrevenants, Ludovic Franceschet fait un parallèle avec les récents grands événements: « On a eu les bras pour la sécurité pendant les JO, on peut les avoir pour la propreté de nos villes. » Selon lui, la « police de la propreté » doit devenir une réalité pour mettre fin à l’impunité, notamment à Marseille où le sol de certains quartiers touristiques comme le Panier est « marbré de noir » par les jus de poubelles.
La stratégie du « zéro poubelle »: le modèle japonais
Alors que de nombreux riverains se plaignent de la disparition des corbeilles de rue, Ludovic Franceschet défend une stratégie surprenante: en mettre moins pour responsabiliser plus. Il cite l’exemple de la rue des Deux Boules à Paris : « Il y avait une poubelle tout le temps surchargée qu’on changeait 10 fois par jour. Ils l’ont enlevée, et depuis, c’est tout propre. »
S’inspirant du modèle japonais où les habitants repartent systématiquement avec leurs propres détritus, l’éboueur star appelle les Français à changer radicalement de logiciel. Pour lui, tout commence par l’éducation familiale car, comme il le rappelle, les leçons de son grand-père l’ont empêché de ne jamais rien jeter par terre.
Il prône désormais une véritable autogestion où chacun repartirait avec son petit sac de déchets plutôt que de chercher une poubelle déjà saturée. Enfin, il estime que la rareté des points de collecte pourrait paradoxalement servir de levier de sensibilisation en forçant une prise de conscience collective.
Marseille, laboratoire de la crise
Cette prise de parole intervient alors que Marseille est en pleine ébullition à six jours du premier tour des municipales. Entre la Ville et la Métropole, qui se renvoient la balle sur la gestion des ordures, les collectifs citoyens comme « Basta » ont déjà fait signer un pacte aux principaux candidats (Benoît Payan, Martine Vassal, Franck Allisio).
L’objectif? Sortir du système actuel pour une gestion plus transparente. Mais pour Ludovic Franceschet, quelle que soit l’organisation politique, rien ne changera sans un sursaut de civisme: « C’est l’éducation qui sauvera nos rues. »

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