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9 mars 2026Les parents sont en prison : un bébé de 8 mois inhumé à Perpignan deux ans après son décès tragique
Les obsèques du nourrisson qui aurait succombé à la suite d’un syndrome du « bébé secoué » en décembre 2023 se sont déroulées ce vendredi 6 mars 2026 à Perpignan après autorisation de la justice. Les parents, mis en cause dans son décès et écroués depuis lors, ont été autorisés à assister à la cérémonie.
Ce bébé est le terrible symbole d’une immense misère. Décédé en décembre 2023 à l’âge de huit mois, un digne hommage vient finalement d’être rendu au petit garçon voilà à peine quelques jours. Le permis d’inhumer ayant été délivré par la justice à l’issue des différentes expertises nécessaires dans le cadre de l’enquête sur sa mort, ses obsèques ont été célébrées ce vendredi 6 mars 2026 à Perpignan.
Une affaire d’autant plus tragique que son père et sa mère ont tous deux été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineur de moins de 15 ans et par ascendant ». Placés en détention provisoire depuis plus de deux ans, ils ont toutefois été autorisés à être extraits du centre pénitentiaire afin d’assister à la cérémonie. « Ils tenaient tous les deux sincèrement à y être », glisse-t-on confidentiellement.
« Ils ont fui leur pays où ils vivaient dans la précarité la plus totale »
De son côté, l’aumônier de la prison avait lancé quelques jours plus tôt sur Facebook un « appel urgent à la solidarité », mettant en lumière cette douloureuse histoire pour les besoins de la cause. « Ses parents, musulmans d’origine guinéenne, en situation administrative précaire ne disposent d’aucun moyen financier » écrivait-il, sollicitant les dons à hauteur d’environ 1 500 euros pour payer l’enterrement. Ou, plus précisément afin qu’au-delà des frais pris en charge par l’État, la petite dépouille ne soit pas placée au carré des indigents mais dans une tombe individuelle. En l’espace d’une journée, la générosité a joué à plein et le montant de la collecte a été réuni. « J’ai été impressionné de cet élan de générosité » confiait l’aumônier. « Ça fait plaisir. » Mais ça crève aussi le cœur.
En décembre 2022, « les parents étaient arrivés d’Afrique illégalement en prenant tous les risques et en traversant divers pays et la mer Méditerranée de manière extrêmement dangereuse. Ils ont fui leur pays où ils vivaient dans la précarité la plus totale, abandonnant famille et aussi enfant », raconte Me Maxime Falchi, avocat du père. « Ils sont venus dans l’espoir d’avoir une vie meilleure car on leur vend l’Europe comme un Eldorado. Ils ont d’abord atterri dans le nord de la France, ils ont été renvoyés d’interlocuteur en interlocuteur pour régler leur situation puis on leur a trouvé un logement social dans les Pyrénées-Orientales. »
Selon nos informations, le petit garçon serait venu au monde entre-temps et le couple se serait retrouvé avec leur bébé dans une chambre de 20 m2 d’un foyer social pour personnes en difficulté. Le 4 décembre 2022, dans des conditions qui demeurent obscures, les parents auraient eux-mêmes alerté les responsables de la structure d’accueil qui auraient prévenu aussitôt les secours. Malheureusement, le petit avait succombé. Et selon les expertises médicales, il aurait présenté les symptômes du « bébé secoué. » Sans que personne n’ait fait aucun signalement de maltraitance, ni n’ait même jamais rien constaté quant à la dégradation de l’état de santé de l’enfant.

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