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Le dernier opus de la célèbre licence est introuvable chez la plupart des revendeurs en France. Le phénomène se répète aux États-Unis ou au Royaume-Uni.
Dernier jeu vidéo en date tiré de la licence Pokémon, qui fêtait ses 30 ans le mois dernier, «Pokémon Pokopia», fait déjà parler de lui. La version physique de ce jeu, sorti le 5 mars et exclusif à la console Nintendo Switch 2, est déjà en rupture de stock dans presque tous les magasins et sites d’e-commerce en France. L’édition physique de «Pokopia» a pourtant une particularité. Il s’agit d’une boîte contenant non pas une cartouche classique avec l’intégralité du jeu, mais une «Game Key Card», c’est-à-dire une cartouche qui lance le téléchargement le titre sur la console. La différence avec l’achat de «Pokopia» dans sa version digitale est donc très faible.
Il n’empêche que beaucoup de joueurs tiennent à obtenir cette édition physique de «Pokopia», pour ajouter la boîte à leur collection. Or, à peine le jeu sorti, la plupart des stocks étaient déjà écoulés. «J’ai voulu acheter Pokopia en « boîte », j’ai fait des Auchan, Carrefour, Leclerc… Rupture partout. Même Micromania, à 80 euros, rupture», déplore un utilisateur sur X. «Je regrette tellement de ne pas avoir séché mes cours pour acheter Pokopia», se désole un autre.
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Il est presque impossible de mettre la main sur «Pokopia» à l’heure actuelle. Le stock est très limité dans les rares magasins Fnac ayant encore des exemplaires, et en rupture totale dans les grandes villes. En Île-de-France, les seules Fnac à avoir quelques boîtes en rayon sont celles de Le Chesnay-Rocquencourt et de Saint-Lazare, à Paris. Ceux qui préfèrent opter pour une livraison à domicile ne seront pas servis avant le 12 mars, au minimum. Interrogée par le Figaro, la Fnac n’a pas donné plus d’information sur l’état des stocks.
Sur le site de Carrefour, «Pokopia» est indisponible à la livraison et au retrait drive. De même pour Micromania, qui affiche du stock seulement dans une poignée de magasins dans toute la France. Du côté de CDiscount, la situation est aussi critique : la livraison n’est possible qu’à partir du 24 mars. Le jeu vidéo est également indisponible sur Amazon, où il était numéro un des ventes dès le lendemain de la sortie.
Un stock «gravement insuffisant»
Le phénomène n’est pas limité à la France. Aux États-Unis, la version physique de «Pokopia» n’est plus disponible chez la majorité des revendeurs, pas plus dans la boutique officielle de Nintendo. Le seul moyen d’obtenir une précieuse boîte est de la commander sur Amazon, qui a profité de la pénurie pour faire monter le prix du jeu à 79,99 dollars, soit 10 dollars de plus que son tarif initial.
Même problème au Royaume-Uni, où, selon Christopher Dring, créateur de la newsletter dédiée au jeu vidéo The Game Business, l’approvisionnement aurait été « gravement insuffisant » chez les revendeurs, ce qui expliquerait ces ruptures précipitées. Il affirme que le nombre de jeux «Pokopia» disponibles en magasin représenterait à peine la moitié du stock prévu lors du lancement de «Légendes Pokémon : Z-A», l’avant-dernier jeu de la série sorti en octobre 2025. Nintendo a-t-il volontairement limité les stocks du jeu physique, pensant que le public se tournerait naturellement vers sa version digitale ? Interrogée par le Figaro, la branche française du géant japonais du jeu vidéo n’a pas souhaité répondre.
L’engouement autour de «Pokémon Pokopia» s’explique par ses influences, mêlant Minecraft à Animal Crossing, en passant par Dragon Quest Builder. Le but de ce «cozy game» (jeu de détente) : bâtir soi-même un monde idéal pour les créatures Pokémon. Ici, pas de capture de monstres de poche ni de combat – un gameplay inédit pour cette licence.

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