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9 mars 2026Le Conservatoire d’espaces naturels rachète et sanctuarise 300 hectares sur les hauteurs de Banyuls-sur-Mer
Le Conservatoire d’espaces naturels d’Occitanie vient d’annoncer avoir finalisé fin octobre 2025 l’acquisition d’environ 300 hectares dans le secteur des Abeilles, sur les hauteurs de Banyuls-sur-Mer. Objectif : préserver la biodiversité et les milieux remarquables. L’épilogue d’un projet qui avait au départ suscité la grogne des vignerons du cru.
Fin 2024, la découverte du projet d’acquisition de terres porté par le Conservatoire d’espaces naturels dans le vallon des Abeilles avait suscité une levée de boucliers de la part des vignerons locaux. Et pour cause : selon eux, il y avait parmi les quelque 400 hectares sur lesquels l’association de protection de la biodiversité avait jeté son dévolu des terres propices à l’agriculture. Mais en fin de compte, les deux parties semblent avoir trouvé un arrangement.
« Des vignerons ont réussi à racheter de justesse près d’une centaine d’hectares sur le secteur, révèle le président du Syndicat des vignobles de la Côte Vermeille, Romuald Peronne. La plupart des parcelles que le Conservatoire a acquises sont soit relativement pentues, soit recouvertes de forêts classées. Ce ne sont pas des terres à vocation agricole. »
Une biodiversité particulièrement riche
Botaniste et responsable de l’antenne territoriale du Conservatoire d’espaces naturels, Romain Bouteloup confirme : « Nous avons réussi à tomber d’accord avec les vignerons, qui ont finalement acheté plusieurs dizaines d’hectares. Nous ne voulons ni acheter contre les gens, ni casser la dynamique agricole. »
Concrètement, les quelque 300 hectares que le Conservatoire a acquis fin octobre 2025 sont constitués de terres en fortes pentes, de vieilles forêts ou encore de landes, très intéressantes en matière de biodiversité. « En termes d’écosystèmes, nous sommes sur l’une des régions les plus riches de France, s’enthousiasme Romain Bouteloup. Le secteur est rempli de petits vallons, exposés au nord ou au sud, avec des ruisseaux temporaires. Par ailleurs, on passe de 120 à 980 mètres d’altitude très rapidement. Tout cela est très propice à la faune et à la flore.«
Un observatoire scientifique important
Ce que compte précisément faire le Conservatoire sur ces 300 hectares ? La majeure partie du site sera laissée en « libre évolution ». L’acquisition vise essentiellement à pouvoir agir pour préserver les écosystèmes et les nombreuses espèces de faune et de flore protégées qu’ils abritent.
En plus d’en faire « un observatoire scientifique important », le Conservatoire compte également y effectuer des opérations de sensibilisation au risque d’incendie et limiter la fréquentation du secteur. « Les forêts ne seront pas grillagées et les gens pourront continuer à se promener sur les sentiers, tempère Romain Bouteloup. En revanche, nous allons notamment essayer de faire respecter l’interdiction d’y circuler en voiture l’été. »
Précision utile : si sur cette opération, un terrain d’entente a finalement été trouvé, le Syndicat des vignobles de la Côte Vermeille reste vigilant. « Le Conservatoire rachète beaucoup de terres sur la Côte Vermeille, assure Romuald Peronne. Ce sont des parcelles où il ne pourra plus y avoir d’activité agricole. Nous pensons qu’une vraie réflexion politique doit être mise en place à ce sujet. Nous aimerions aussi être prévenus en amont lors des prochains achats. »

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