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10 mars 2026Municipales 2026 à Alès : « Ce qui prime, c’est l’intérêt des Alésiens » selon Paul Planque, tête de liste d’ « Alès c’est Vous ! »
À quelques jours du scrutin municipal, Paul Planque, tête de liste de « Alès c’est Vous ! », liste citoyenne supportée par le PCF et LFI, revient sur sa campagne. L’élu d’opposition évoque la division de la gauche, son alliance avec La France insoumise et son analyse du contexte local.
À quelques jours du scrutin municipal, Paul Planque, tête de la liste citoyenne « Alès c’est Vous ! », soutenue par le PCF et LFI, revient sur sa campagne, évoque la division de la gauche, l’alliance avec La France insoumise et livre son analyse du climat politique local.
À quelques jours du scrutin, quel bilan tirez-vous de votre campagne ?
C’est un bilan très positif, parce que c’est une campagne dans laquelle je me sens bien. On est au contact des gens, dans une humanité qui nous manque beaucoup aujourd’hui, avec tout ce qu’on peut vivre, les réseaux sociaux ou les conflits qui poussent à se replier sur soi-même. Ce sont des centaines, des milliers d’Alésiens que nous avons rencontrés, en porte-à-porte, sous chapiteau ou à pied d’immeuble. Après une période d’hésitation sur les partenariats, il y a aujourd’hui une parfaite cohésion dans l’équipe. Mon seul regret, c’est que socialistes et écologistes ne nous aient pas rejoints…
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans les échanges avec les habitants ?
La campagne est l’occasion d’aller au contact des hommes et des femmes de cette ville. Dans certains quartiers, les habitants ont le sentiment d’être un peu reclus ou abandonnés. Quand on organise des rencontres ou qu’on fait du porte-à-porte, on voit qu’il y a une vraie attente de dialogue. Le simple fait d’être là, d’écouter, de discuter, c’est déjà quelque chose d’important pour eux.
Comme en 2020, la gauche part divisée. Comment l’analysez-vous ?
Je la regrette. Dans une élection municipale, ce qui doit primer, c’est l’intérêt des Alésiens. Cette division a souvent permis à Max Roustan d’être élu. J’ai rencontré très tôt les responsables socialistes et fait des propositions très concrètes, qui n’ont pas été acceptées pour des raisons qui m’échappent encore. Ma position reste de travailler à l’union, y compris après le premier tour, pour offrir une alternative crédible.
Qu’est-ce qui vous a semblé le plus différent par rapport à 2020 ?
Le Covid a profondément perturbé la campagne de 2020 et a davantage touché l’électorat de gauche. Aujourd’hui, le changement majeur, c’est la situation du sortant. Il a été élu par le conseil municipal et n’est pas vécu comme tel par les Alésiens, qui disent souvent : “On n’a jamais voté pour lui.” Pour avoir fait trois campagnes à Alès, on est nous-mêmes surpris par le rejet massif qu’il suscite dans nos échanges, que ce soit chez les commerçants, en porte-à-porte ou dans la rue.
Vous êtes allié à La France insoumise. À l’échelle municipale, les débats nationaux ont-ils un impact ?
Ce qui prime dans la constitution de la liste, c’est la dimension humaine. Nous avons autant de citoyens encartés que non encartés. Il y a aussi la question des valeurs : je suis contre toute forme de violence, d’où qu’elle vienne. Mais ce qui nous préoccupe ici, c’est l’avenir des Alésiens : leur quotidien, leur accès aux soins, l’école. Je ne suis pas persuadé que leur préoccupation majeure soit les déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Dans une municipale, l’étiquette a peu de sens. Nous assumons être une liste citoyenne de gauche, avec des valeurs de solidarité et de partage que nous ne retrouvons pas chez nos adversaires.

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