
Emmanuel Macron adopte une posture défensive au Moyen-Orient
10 mars 2026
Emmanuel Lechypre face à Jean-Marc Daniel : Chèque carburant, la fausse bonne idée ?
10 mars 2026
Parce que sur la guerre au Moyen-Orient, il y a, en Espagne, un Premier ministre, socialiste, Pedro Sanchez, qui porte une autre voix dans le concert européen des nations.
« Cette guerre en Iran, à mon sens, du point de vue de l’Espagne, est une erreur extraordinaire, que nous allons payer. » (Pedro Sanchez, vendredi)
Pedro Sanchez, qui a aussi interdit aux avions américains de se poser sur les bases espagnoles.
Et pour LFI (Manuel Bompard l’a dit ce week-end), les socialistes devraient en prendre de la graine… Quant à Dominique de Villepin, il affirme que « la France est en train de rater le coche », quand l’Espagne, elle, « sauve[rait] l’honneur de l’Europe » !
Mais socialistes français et espagnols se parlent-ils ?
Oh que oui ! Pedro Sanchez est même un modèle pour le premier secrétaire Olivier Faure, qui le croise au moins une fois tous les 3 mois. Où ça ? Dans le cadre de l’Internationale socialiste, présidée par Sanchez préside, vice-présidée par Faure.
Inspiration économique : relance, salaire minimum, impôt sur la fortune et les super bénéfices. Et aujourd’hui, croissance insolente en Europe.
Inspiration tactique : en Espagne, les socio-démocrates ont conquis le pouvoir en mettant la barre à gauche pour marginaliser Podemos, les Insoumis espagnols.
Mais en politique étrangère, ils sont d’accord ?
Quand, en septembre dernier, Olivier Faure demande aux élus de pavoiser leurs mairies aux couleurs du drapeau palestinien, pour fêter la reconnaissance, par la France, d’un Etat palestinien, c’est dans la continuité de Pedro Sanchez, qui a eu ce geste en 2024.
Et sur la guerre en Iran ? Même refus de s’aligner, insiste l’eurodéputé et porte-parole du PS Pierre Jouvet.
« Ce n’est pas tellement que le Président de la République est mou, c’est qu’en fait le sentiment qu’on a, c’est qu’il fait beaucoup de communication et qu’on ne voit pas ce qui en ressort derrière, concrètement, en terme d’action, en terme de voix politique. Et je ne crois pas que Pedro Sanchez soit trop radical : je pense que dans un monde extrêmement conflictualisé, la radicalité telle qu’on pourrait la définir, de Pedro Sanchez, c’est surtout une forme de fermeté politique. »
Mais de là à critiquer Emmanuel Macron, il y a un pas que le député PS Guillaume Garot, membre du groupe d’amitié France / Espagne, ne franchit pas.
« La question est de savoir si ce sera efficace : bien sûr que c’est utile de dénoncer la façon dont Trump agit ! Mais, il faut toujours penser au jour d’après. Et si Emmanuel Macron est sur un chemin de solutions, alors il n’y a pas à jeter aujourd’hui la pierre à ce Président. »
Demain, le PS et tous les partis seront briefés par l’exécutif sur les opérations en cours. Olivier Faure aurait préféré s’adresser directement au Président, mais ça va se passer à Matignon.
Olivier Pedro Faure Sanchez attend une réponse ferme : que la France reste bien en dehors de cette opération, selon lui « illégale », au regard du droit international.

9999999
