
Trump publie un portrait de lui… en pape
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10 mars 2026Le risque d’une hausse du pétrole impopulaire aux États-Unis a-t-il dicté cette prise de parole de Donald Trump ? Le discours est le même depuis les premiers jours de la guerre : « Nous sommes en train de gagner de manière très décisive », a assuré Donald Trump, lundi 9 mars, lors d’une conférence de presse en Floride, tout en entretenant le flou sur la durée du conflit.
Aucune échéance n’a été fixée après une demi-heure environ de conférence, ce qui est assez court selon les standards du président américain. Donald Trump a répété que l’opération « Epic Fury » menée contre l’Iran était un succès majeur. L’Iran est « aux abois », selon Trump, « les missiles, l’aviation, la marine » sont en grande partie détruits, les principaux dirigeants ont été tués.
S’assurer que l’Iran ne puisse plus attaquer ses ennemis après la guerre
Il se dit déçu par la désignation de Mojtaba Khamenei en tant que Guide suprême à la place de son père, mais il ne s’attarde pas sur cette péripétie. Pour le président des États-Unis, cette guerre est un triomphe et il fallait la mener : « Nous sommes très en avance sur le calendrier. Notre armée est la plus puissante au monde, avec les meilleurs équipements et les meilleurs hommes. Personne n’a jamais rien vu de tel. L’Iran est un pays très puissant, ils pouvaient prendre le contrôle du Moyen-Orient. Si on ne les avait pas attaqués, ils auraient pris le contrôle du Moyen-Orient. »
Donald Trump semble à chaque fois aller un peu plus loin sur la menace que représentait l’Iran avant le déclenchement de la guerre, manière pour lui de la justifier.
Pour autant, ce n’est pas encore mission accomplie, l’objectif n’est pas complètement atteint. « Nous n’avons pas gagné assez », a dit Donald Trump. Il veut s’assurer que l’Iran ne pourra pas, dès le lendemain du conflit, développer un programme nucléaire ou balistique qui menacerait les États-Unis ou Israël.
Rassurer l’opinion américaine face au prix du pétrole qui s’envole
La seule échéance qu’il donne est un « bientôt« , ce qui est d’ailleurs contradictoire avec la déclaration de lundi du Pentagone, qui affirmait : « Nous ne faisons que commencer le combat. »
En réalité, Donald Trump cherche surtout à rassurer l’opinion américaine. Pas question de lui faire envisager une guerre sans fin. Il faut promettre une issue prochaine, en particulier à un moment où les prix du pétrole s’envolent. Là encore, le président des États-Unis se montre très serein, le message est clair, pas d’inquiétude : « Je savais que les prix du pétrole allaient monter si je faisais ça, et ils sont montés sans doute moins que je le pensais. Mais personne ne pensait qu’on aurait autant de succès si vite. »
Au-delà d’un fait de guerre tragique, d’un tournant militaire, le risque pour Donald Trump est d’abord politique en cette année électorale. Le scrutin de mi-mandat aura lieu en novembre et les Américains, qui estiment déjà en majorité que cette administration n’en fait pas assez pour leur pouvoir d’achat, voient les prix à la pompe augmenter et ne veulent surtout pas d’une nouvelle guerre longue et coûteuse au Moyen-Orient.
Donald Trump ne leur a pas encore présenté un plan clair de sortie du conflit, mais cette promesse de fin de conflit inattendue a eu pour conséquence de faire instantanément redescendre le cours du pétrole de 10% sur les marchés asiatiques.

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