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10 mars 2026bloquées à bord d’un paquebot à Dubaï, Sophie et sa famille attendent toujours d’être rapatriées
Sophie Ferreira ainsi que sa famille sont confinées sur le MSC Euribia à Dubaï. Sur BFMTV, cette touriste française raconte n’avoir eu « aucune assistance » des services consulaires depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en vue d’un rapatriement.
Elle demande une « solution de rapatriement de toute urgence ». Comme d’autres passagers français, Sophie Ferreira est bloquée depuis le 28 février et le début de la guerre au Moyen-Orient sur le MSC Euribia, paquebot à bord duquel elle effectuait une croisière avec sa famille. Le navire est désormais à quai à Dubaï, aux Émirats arabes unis, pays ciblé par les frappes iraniennes.
Après une dizaine de jours confinés à l’intérieur du paquebot, « le moral reste correct mais je vous avoue que c’est très difficile pour tous les Français à bord qui restent sans solution à ce jour », témoigne-t-elle ce mardi 10 mars sur BFMTV. « La situation militaire empire et ça devient très angoissant ».
« Il y a encore ce matin des alertes aux missiles, des fumées qui viennent de se dégager, des drones qui survolent notre bateau, des explosions, des détonations dans tous les sens », raconte Sophie Ferreira. « C’est très préoccupant. »
Pour cette touriste, « le plus frustrant » est de voir au fil des jours les passagers d’autres nationalités être rapatriés vers leur pays d’origine, par exemple des Portugais, des Anglais, des Espagnols ou des Italiens. « Tout le monde a été pris en charge sauf les Français, les Russes et quelques Asiatiques », déplore-t-elle.
Des passagers qui « ont besoin de soins urgents »
Malgré une inscription dès le 28 février sur le fil d’Ariane, dispositif permettant au gouvernement français de transmettre des informations et alertes en temps réel à ses ressortissants bloqués, ainsi que « des emails et des appels journaliers aux services consulaires », Sophie Ferreira dit n’avoir obtenu « aucune réponse » et « aucune assistance ».
Pour les passagers restant confinés à bord du MSC Euribia, et bien qu’il n’y ait « aucun souci » concernant la nourriture, des « produits de première nécessité » commencent à manquer et des personnes nécessitant un suivi médical « ont besoin de soins urgents ». « Ça devient compliqué aussi pour occuper les enfants à bord », poursuit Sophie Ferreira.
Dans une interview à France Inter lundi, Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, a indiqué que Paris a enregistré « environ 7.500 demandes d’assistance au rapatriement ». Il a également annoncé que la France allait affréter « dans les prochains jours » sept vols supplémentaires afin de rapatrier des ressortissants se trouvant au Moyen-Orient.
En plus, deux nouveaux vols affrétés vont atterrir aujourd’hui, ce qui portera le nombre de ressortissants français vulnérables rapatriés à « un peu plus de 2.000 » d’ici la fin de la semaine, a indiqué Pascal Confavreux, porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ce mardi matin sur France 2.
Ce dernier a aussi donné un nouveau bilan global des ressortissants français rapatriés depuis le Moyen-Orient. « On estime qu’ils sont un peu plus de 15.000 à avoir pu reprendre des vols commerciaux pour revenir », a-t-il estimé.

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