
sans touriste, le Qatar tente de préserver son image
10 mars 2026
ce que cache l’annonce de Renault sur les voitures électriques
10 mars 2026
JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Face à la hausse du carburant, le PS propose de ressortir un « chèque énergie » (photo d’Olivier Faure prise en août 2024)
Le retour du chèque énergie ? Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a formulé ce mardi 10 mars plusieurs propositions pour contrer la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, parmi lesquelles une aide financière pour « les plus vulnérables ».
« La première chose, c’est que nous avons une réserve stratégique qu’il faut utiliser pour permettre de faire tampon et d’éviter une hausse des prix », a expliqué Olivier Faure sur franceinfo, enjoignant le gouvernement de s’en « servir comme elle a servi à d’autres époques, pour permettre d’éviter cette flambée des prix. »
Il a par ailleurs souhaité, « si le conflit devait durer », la mise en place d’« une forme de chèque énergie » à destination « des ménages les plus modestes ». Sans préciser quel en serait le financement, alors que le budget 2026 a été adopté de haute lutte en février et que la France affiche un déficit public de 5 %, il a prôné une méthode différente de celle de 2021-2024, qui avait coûté 36 milliards selon la Cour des comptes.
Le gouvernement écarte l’idée des aides
Le député socialiste a suggéré de « prévoir un seuil à partir duquel on a un accompagnement qui permet aux gens de ne pas souffrir de cette hausse des prix ». Une option écartée pour l’heure par le gouvernement, contraint de répondre à ce début de flambée des prix, sans plomber de nouveau les finances publiques.
Outre le recours accru au télétravail lorsque c’est possible, Olivier Faure a également demandé que les collectivités « veillent à ce qu’il y ait des tarifs qui soient accessibles » dans les transports publics, « peut-être même la gratuité pour certaines parties de la population ».
Il a rejeté en revanche la demande de blocage des prix de La France insoumise, jugeant qu’il s’agirait d’« un manque à gagner pour l’État » puisqu’il « compense les éventuelles pertes à l’industrie pétrolière ». Et « si l’État ne compense pas, la réalité, c’est que les raffineurs (…) préféreront vendre à des endroits où ils sont mieux rémunérés et, dans ce cas, on risque la pénurie », a-t-il assuré.
Le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l’Hexagone, selon une moyenne calculée par l’AFP sur la base des données de quelque 9.400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l’été 2022.

9999999
