
Un couple famille d’accueil écroué après la mort d’une fillette maltraitée
10 mars 2026
Quatre Britanniques au sommet de l’Everest, à toute vitesse et avec l’aide controversée de xénon
10 mars 2026
Capture TF1
Serge Papin, ici sur TF1, le 10 mars 2026.
Voilà le retour d’un sujet ultra-sensible. Le prix de l’essence est un classique des contestations sociales et du mécontentement populaire, l’épisode des gilets jaunes étant là pour le prouver. Et le gouvernement le sait. Pris en tenaille entre l’extrême droite, qui le somme de baisser la TVA sur les carburants, et La France insoumise, qui lui demande d’instaurer un blocage des prix, il temporise et tente d’apparaître mobilisé sur ce dossier potentiellement explosif.
D’autant que l’incertitude domine : jusqu’à quand les pétroliers seront-ils bloqués dans le détroit d’Ormuz ? Invité de la matinale de TF1 ce mardi 10 mars, le ministre Serge Papin a fait le point sur les 500 opérations de contrôles promises par le gouvernement, dont 231 ont déjà été menées ces derniers jours. Au micro, le ministre a surtout rappelé les stations-service à leur mission, regrettant que certaines « avancent masquées ». « Sur leur site, elles affichent un prix de 1,95 € sur le gazole par exemple, mais quand on arrive sur place c’est 2,10 €. Ce n’est pas normal », pointe-t-il. Selon lui, « il faut un outil loyal et transparent pour que les automobilistes puissent faire leur choix ».
L’ancien PDG de Système U, entré au gouvernement à l’automne, admet ne pas « trop savoir » si la crise « est une course de 100 mètres ou un marathon ». « J’appelle au discernement », clame-t-il. Selon une moyenne calculée par l’AFP, le gazole a dépassé lundi, pour la première fois depuis 2022, la barre symbolique des 2 euros le litre dans l’Hexagone. Soit une hausse de 16 % par rapport aux prix pratiqués la veille de l’attaque menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février.
Un G7 spécial organisé ce mardi
Le gouvernement n’est pas le seul à s’emporter contre les stations-service qui malmènent les consommateurs. Ainsi, le président de l’Union des entreprises de proximité (U2P), Michel Picon, les a attaquées ce mardi sur RTL, les accusant de « prendre les Français pour des dindons ». « On ne peut pas nous dire : “pas de panique, il y a trois mois de stock, on a des réserves”. Et en même temps, avoir une réactivité aussi forte. En trois jours la semaine dernière, c’était vraiment impossible. Il n’y a personne qui était contraint d’augmenter », a expliqué celui qui représente essentiellement les artisans et les petits entrepreneurs, satisfait que le gouvernement surveille l’évolution des prix dans chaque station-essence.
Lundi, Sébastien Lecornu avait promis « un plan exceptionnel de 500 contrôles » dans les stations-service pour éviter les « hausses abusives des prix à la pompe ». Vingt-quatre heures plus tard, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon révèle que 231 contrôles ont été réalisés. « Il y a eu 6 % de procès-verbaux, donc de sanctions », a-t-elle ajouté.
Mais pour elle aussi, « il est trop tôt » pour mettre en place d’éventuelles aides de l’État à l’achat d’essence. Au même moment, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure demandait la mise en place d’un « chèque énergie qui permettrait de cibler les ménages les plus modestes ». Refus du gouvernement. « C’est le contribuable qui va payer derrière », charge Serge Papin, qui estime qu’une baisse de la TVA comme le demande Jordan Bardella « coûterait 17 milliards d’euros ». Un G7 Énergie, réunissant les ministres de l’Énergie des pays du G7, a lieu ce mardi à Paris pour discuter de la question particulièrement sensible du coût de l’essence. Avec un objectif, fixé par le gouvernement : « baisser les prix ».

9999999
