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Des contenus diffusés sur des sites et des comptes sur les réseaux sociaux relaient de fausses informations visant à discréditer des élus de La France insoumise, à l’approche des municipales. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour diffamation.
Le parquet de Marseille a indiqué ce mardi 10 mars à l’AFP avoir ouvert une enquête pour diffamation à la suite d’une plainte du député LFI Sébastien Delogu, après des publications en ligne le visant en cette fin de campagne pour les municipales dans la deuxième ville de France.
Ces publications, qui ont également ciblé le candidat LFI à Toulouse, François Piquemal, relèvent d’une tentative d’ingérence numérique venant de l’étranger, selon des sources sécuritaires à l’AFP. Le parquet de Marseille n’a pas donné d’éléments à ce sujet.
Étant donné la nature du dossier, l’enquête pourrait basculer vers le pôle national de la lutte contre la haine en ligne (PNLH) au parquet de Paris.
Selon l’enquête du Monde, une campagne de dénigrement cible depuis plusieurs semaines le candidat de La France insoumise à l’élection municipale à Marseille.
Depuis la mi-février, un blog, mais aussi des pages sur Facebook et X accusent, sous la plume d’une certaine « Sophie », le député de viol et de violences.
« Une ou plusieurs personnes se sont donné beaucoup de mal pour tenter de donner de la visibilité à ‘Sophie’ à quelques semaines du scrutin. Des tracts ont été placardés à plusieurs endroits à Marseille, y compris sur des panneaux d’affichage électoral. Ils présentent tous un QR code qui renvoie vers le site de ‘Sophie' », indiquait le journal lundi 9 mars.
D’après la même source, un examen montre que le profil de ‘Sophie’ présente de nombreuses incohérences, ainsi que des signes de manipulation.
Un réseau de faux profils automatisés
Sur Facebook par exemple, ses publications récoltent beaucoup de commentaires et de « likes », « mais… tous sont faux ». Les interactions relèvent de faux comptes automatisés, basés pour une bonne part en Asie relate Le Monde, qui indique que le propriétaire du compte a pris soin de payer pour qu’il soit certifié. Les « likes » auraient ainsi été achetés.
D’après La Provence, d’autres publications prétendent aussi que certains candidats insoumis seraient soutenus par des groupes religieux radicaux via de prétendues consignes de vote.
L’un des sites visant à « discréditer » ces candidats se présente comme un guide de vote destiné aux électeurs musulmans pour les municipales et cite uniquement des candidats LFI. Il évoque notamment la construction de mosquées ou l’instauration de la charia, relaie La Dépêche.
Le candidat toulousain est notamment accusé de faits pédocriminels, sans fondement, par une page Facebook. Les messages seraient amplifiés par un réseau de faux profils automatisés, créés pour donner artificiellement de la visibilité à ces accusations.
Contacté par nos confrères, François Piquemal a annoncé avoir déposé plainte. Le député souligne avoir été alerté, au sujet de cette campagne numérique, il y a un mois par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

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