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10 mars 2026Lundi 9 mars, la start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a assigné en justice l’administration Trump en raison de sanctions qu’elle juge excessives. Le Pentagone a ajouté la start-up californienne à sa liste d’entreprises présentant un « risque de sécurité nationale pour les approvisionnements » du gouvernement, en réponse au refus d’Anthropic de lever des restrictions d’usage à son modèle d’IA.
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Le ministère de la Défense a ajouté, la semaine dernière, Anthropic à sa liste de sociétés présentant un « risque de sécurité nationale pour les approvisionnements » en rétorsion au refus de l’entreprise de lever des restrictions d’usage à son IA. Le dépôt de cette assignation devant un tribunal de Californie, confirmé lundi par Anthropic à l’AFP, n’est qu’une étape formelle pour le groupe, qui avait déjà annoncé, jeudi 5 mars, son intention de saisir les tribunaux. Sollicité par l’AFP, le ministère n’a pas donné suite dans l’immédiat.
L’ajout à la liste des entreprises « à risque » est intervenu après une déclaration de Donald Trump, qui a enjoint, fin février, tous les services du gouvernement de « cesser immédiatement toute utilisation de la technologie d’Anthropic ».
Des mesures « sans précédent et illégales »
Le président américain entendait ainsi sanctionner le concurrent d’OpenAI pour son refus de voir ses modèles d’IA servir à de la surveillance de masse des populations ou à l’automatisation d’attaques mortelles par l’armée américaine. « Ces mesures sont sans précédent et illégales », avance Anthropic dans le document de l’assignation, consulté par l’AFP. « La Constitution (américaine) n’autorise pas le gouvernement à exercer son énorme pouvoir pour punir une société d’avoir usé de sa liberté d’expression ». Ces décisions sont « arbitraires », relèvent d’« un caprice » et d’« un abus du pouvoir discrétionnaire » du gouvernement américain, souligne la start-up de San Francisco. Selon elle, le gouvernement « cherche à détruire » Anthropic.
La classification à risque d’une entreprise empêche tout autre fournisseur de l’État fédéral américain de signer des contrats avec elle. Cette liste ne comprenait jusqu’ici que les entreprises étrangères, comme Huawei (Chine) ou le Kaspersky (Russie).
Selon les experts, cette tentative de l’administration Trump de sanctionner l’une des principales entreprises américaines d’IA aura des conséquences sur la compétitivité des États-Unis dans le domaine. Anthropic a enregistré le soutien de 37 ingénieurs, chercheurs et scientifiques issus de Google DeepMind et OpenAI, qui ont déposé un mémoire volontaire en soutien à l’assignation d’Anthropic. « Cette tentative de sanctionner l’une des principales entreprises américaines d’IA aura inévitablement des conséquences sur la compétitivité industrielle et scientifique des États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle, et au-delà », dénoncent ces employés qui jugent les lignes rouges d’Anthropic « légitimes ».
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