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La flambée du prix du baril de pétrole depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fait craindre un potentiel choc pétrolier. Pourtant, les pays occidentaux et la France semblent beaucoup moins susceptibles d’en être victimes.
Jamais la France n’a été autant protégé d’un choc pétrolier. Le prix du baril de pétrole a fortement augmenté en raison de la guerre au Moyen-Orient, qui a débuté le 28 février dernier. Avant le début du conflit, il s’élevait à 72 dollars, et a atteint en 10 jours la barre des 110 dollars.
Lorsqu’il y a une très forte augmentation du prix du baril sur une période de temps très courte, cela peut provoquer un choc pétrolier, souvent considérés comme le pire ennemi de la croissance. Les chocs pétroliers ont pour conséquence de ralentir l’économie et provoquer des crises.
Les deux plus graves récessions de l’après deuxième Guerre mondiale ont été provoquées par les envolées du pétrole brut en 1973 et 1979. La crise boursière de 2008 a également été précédée d’une flambée des cours du brut à 145 dollars le baril.
Mais depuis, les pays occidentaux, et la France en particulier, ont réduit leur dépendance au pétrole. Les progrès technologiques ont rendu les chauffages et les véhicules beaucoup moins consommateurs.
La diversification des sources énergétiques a également permis de réduire la dépendance. En France, presque 95% de l’électricité ne provient plus d’hydrocarbures aujourd’hui. À l’échelle mondiale, seulement 5% de l’électricité est produite à partir de l’or noir.
Des erreurs de politique économique dans les années 80
L’évolution des revenus économiques de la France est aussi responsable. Les services qui ont remplacé l’industrie nécessitent moins de pétrole. Dans 1 euro de PIB, il y a 3 à 4 fois moins de pétrole aujourd’hui qu’en 1972.
Enfin, les effets des chocs pétroliers de 1973 et 1979 avaient été largement amplifiés par les erreurs de politique économique commises à l’époque. Gouvernements et banques centrales avaient laissé filer l’inflation. Ce ne serait plus possible aujourd’hui.
Malheureusement, pour les consommateurs, la facture est lourde. Mais leur pouvoir d’achat en carburant a progressé. En 1974, avec une heure de SMIC, il était possible d’acheter 3,6 litres d’essence. Contre 5,2 litres en 2022. Même avec un sans-plomb à 2 euros le litre, il serait possible d’acheter 6 litres de carburant aujourd’hui.

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