
Alors que le conflit au Moyen-Orient perturbe ses opérations, la major pétrolière Saudi Aramco lance les premiers rachats d’actions de son histoire
10 mars 2026/2026/03/10/video-18-69b030883a5a3838841188.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Renault : le constructeur automobile annonce l’arrêt de la vente de voitures thermiques en Europe
10 mars 2026Un Algérien de 38 ans a été condamné pour des violences conjugales, ce lundi 9 mars à Carcassonne, à 12 mois de prison ferme et une interdiction définitive du territoire français. À la suite d’une dispute, la semaine dernière à Limoux, sa compagne avait été retrouvée le visage tuméfié.
Que s’est-il passé dans la journée du mardi 5 mars, à Limoux, dans l’intimité d’un appartement ? Les cris à l’aide et le visage tuméfié d’une femme de 32 ans, entr’aperçu par la porte d’entrée du domicile par une voisine, n’ont laissé place qu’à peu de doutes. Et l’arrivée des gendarmes a confirmé les craintes. Une dispute sur fond d’alcool a dégénéré en violences conjugales.
Le compagnon était jugé en comparution immédiate ce lundi 9 mars à Carcassonne. « Quand les gendarmes ont vu que tous les deux vous n’arriviez pas à trouver les clefs et que votre compagne a dit se sentir en danger, ils ont enfoncé la porte », a rappelé la présidente. Mais le prévenu nie toute violence. « Ce jour-là, j’ai bu du vin rouge, du whisky et des bières. Mais elle aussi. Elle a trop bu et elle s’est mise en crise », ose ce ressortissant algérien, aidé dans son expression orale par un interprète. « Je l’ai soulevée et elle est tombée. Sa tête a heurté un meuble à côté de la porte. J’ai vu qu’elle avait le visage enflé. Elle m’a demandé où étaient les clefs. Je ne voulais pas qu’elle sorte car elle était trop alcoolisée. » La présidente l’a repris à plusieurs reprises. « Ce ne sont pas des blessures de quelqu’un qui est tombé par terre. » Mais le ressortissant algérien, contrôlé avec 3 grammes d’alcool dans le sang par les gendarmes au moment de son arrestation, a maintenu sa version des faits. « Bientôt cela va être la faute de madame ! », s’est emportée la magistrate. Me Quentin Poirot-Seynaeve, l’avocat du prévenu, a regretté toutefois que l’intervention d’un médecin légiste n’ait pas été sollicitée. « Vous n’avez pas de certitudes. On a imposé un narratif. » Il demandera la relaxe.
Il vit à son crochet et n’a aucune considération pour elle
La trentenaire présente des fragilités psychologiques – diagnostiquée schizophrène – et un passé de polytoxicomane. De sorte qu’elle est placée sous tutelle. Elle avait rencontré le prévenu à Castelnaudary, alors qu’elle vivait dans sa voiture. Après une première séparation, elle avait emménagé à Limoux pour s’éloigner de cette relation toxique mais il était revenu chez elle. Actuellement sans revenu, vivant des Restos du Cœur et de la Croix-Rouge, le ressortissant algérien présente un casier judiciaire vierge. Il dit avoir bénéficié de l’asile politique pour rejoindre l’Allemagne en 2013 où il a travaillé dans une boulangerie et pâtisserie. « Je venais en vacances dans le sud de la France. C’est là que je l’ai rencontrée il y a deux ans », a-t-il confié. Il est resté.
Présente à l’audience, la victime a eu le courage de s’avancer à la barre. Et si elle ne se souvient plus de grand-chose de cette journée, trop d’alcool, elle sait en revanche que « la relation est terminée » et demande qu’il « arrête de faire des menaces sur ma famille ». Son avocat, Me Philippe Gros, évoque de possibles autres violences. « Il vit à son crochet et n’a aucune considération pour elle. » Pour le procureur, « il y a des témoins, des cris », le visage de la victime, et donc la culpabilité est établie. Il a requis six mois de prison ferme avec maintien en détention assorti d’un sursis probatoire de 12 mois, au-dessus de sa tête pendant deux ans, ainsi que l’interdiction de paraître à Limoux et Castelnaudary. Le tribunal a tranché : 12 mois de prison ferme, maintien en détention, interdiction définitive du territoire français, et 500 € pour le préjudice moral.

9999999
