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10 mars 2026Une photo du conseil des ministres barré par ce titre : “Un climat toxique”. La une du mardi 10 mars du quotidien sénégalais Enquête Plus, préfigure la réunion du mercredi 11 mars, dans le contexte d’une fracture de plus en plus saillante entre le président, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko.
Si ces “désaccords au sommet” poignaient dès les premiers mois d’exercice du pouvoir de ces deux figures du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), lit-on encore dans Enquête Plus, ils s’affichent désormais publiquement, avec comme onde du choc une division de l’exécutif.
“Alors que le Premier ministre ne rate pas d’occasion pour égratigner, directement ou indirectement, le président de la République ou certains de ses collègues du gouvernement, [d’autres ministres], agacés, commencent à le lui rendre sans gants”, écrit ainsi le journal dakarois dans son édition papier, tout en relevant les saillies de ces derniers.
Une situation inédite au Sénégal
Se rangeant du côté du président Bassirou Diomaye Faye, le ministre de l’Environnement, Abdourahmane Diouf, a lancé plusieurs piques à Ousmane Sonko, à commencer par la perspective de parti-État que le patron du Pastef semble dessiner. “Nous ne pouvons pas nous accommoder d’un parti-État ou d’un État-parti. Nous sommes la République du Sénégal”, a-t-il déclaré, samedi 7 mars. “Pendant que Sonko s’autoproclame ‘gardien de la révolution’ [une allusion à certaines prises de paroles de l’intéressé], lui déclare qu’il y a trop de gardiens dans ce pays : des gardiens de maison, des gardiens de voiture, des gardiens de la révolution… Mais [chez] Diomaye […], ils ne reconnaissent que le gardien de la Constitution”, poursuit Enquête Plus.
Qualifié de “véritable bouclier du président”, Diouf s’est trouvé au moins un allié le 7 mars, lors de l’Assemblée générale de la coalition “Diomaye président”, formée au moment de la campagne présidentielle de 2024. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, “jusque-là discret dans son coin”, a estimé ce jour-là que “soutenir une coalition […] n’est pas seulement gagner une élection. C’est gagner des élections”.
Des propos incandescents, sachant que la question des candidats pour la présidentielle de 2029 est sans cesse agitée par Ousmane Sonko. Lequel s’emploie notamment à démontrer sa capacité de mobilisation.
Auscultant le positionnement des autres ministres, Enquête Plus présente un gouvernement de plus en plus polarisé, “une situation rarissime pour ne pas dire inédite” au Sénégal.

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