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10 mars 2026comment les footballeuses iraniennes ont réussi à fuir en échappant à la surveillance des gardiens
ALBERT PEREZ / Getty Images via AFP
La télé australienne révèle comment cinq footballeuses iraniennes, ici le 8 mars à Gold Coast, ont échappé à la surveillance de leurs gardiens pour demander l’asile dans le pays.
L’affaire a fait le tour du monde. Cinq joueuses de l’équipe iranienne féminine de football se sont vu accorder l’asile par l’Australie, après avoir été désignées comme « traîtres » dans leur pays. Les autorités iraniennes reprochent aux sportives d’avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match de la Coupe d’Asie, qui se tient actuellement sur le sol australien.
La décision de leur permettre de rester sur place a été prise de crainte qu’elles ne soient persécutées à leur retour en Iran, a annoncé ce mardi 10 mars le ministre australien de l’Intérieur Tony Burke. Accepter l’asile n’a pas été facile pour les cinq footballeuses : elles étaient constamment surveillées par une équipe d’encadrement iranienne et n’avaient pas le droit de circuler seules dans leur hôtel, comme l’ont rapporté plusieurs médias dont la BBC.
Le récit de l’évasion des sportives, survenue dans la nuit de lundi à mardi, se dessine petit à petit. Les cinq femmes, dont la capitaine Zahra Ghanbari, sont parvenues à quitter leur hôtel situé à Gold Coast, une ville de l’est de l’Australie, et elles ont ensuite « été transférées dans un lieu sûr par la police australienne », a indiqué Tony Burke à la presse, indiquant avoir « signé hier [lundi] soir leur demande de visa humanitaire ».
Les autorités australiennes avaient établi un contact avec les joueuses
Selon le ministre de l’Intérieur, les autorités australiennes sont parvenues à avoir des discussions secrètes pendant plusieurs jours avec les joueuses. Un officier de police était notamment infiltré dans les équipes de l’hôtel pour offrir « le plus d’opportunités possibles » aux Iraniennes de demander de l’aide. D’après la BBC, les autorités avaient établi lundi que cinq d’entre elles « voulaient pouvoir rester en Australie ».
Dans son récit de leur évasion, le média australien ABC relate qu’elles sont parvenues à se rendre seules dans leur chambre, échappant à leurs gardiens. Elles ont ensuite « été conduites dans une salle séparée » pour échanger avec une agente des services de l’immigration, Naghmeh Danai, qui leur a présenté les options en matière d’asile. « Elles étaient très stressées, a-t-elle témoigné auprès d’ABC, elles ne savaient pas quoi faire, elles avaient peur pour leurs familles, leurs biens en Iran. »
« Elles voulaient rester, mais elles étaient inquiètes des conséquences », a-t-elle ajouté, précisant que les joueuses posaient de nombreuses questions comme sur la possibilité de « travailler » ou juste de « survivre » en Australie, mais aussi sur le fait qu’elles ne parlent pas anglais. Auprès d’ABC, Naghmeh Danai a assuré que les footballeuses avaient fait l’objet d’un « lavage de cerveau » pour les persuader de rentrer en Iran.
Les gardiens des joueuses ont essayé de les rattraper
La BBC et la chaîne 10 News ont rapporté que peu après le départ des joueuses, leurs gardiens ont essayé de les rattraper dans les couloirs de l’hôtel, en vain. Sur les images que vous pouvez voir ci-dessous, ils sont filmés par plusieurs personnes qui les suivent et raillent leur panique. « Ils ont même tapé sur la porte » permettant de sortir sur le parking, ont rapporté des témoins au micro de 10 News, évoquant le « stress » d’un des encadrants iraniens, qui « avait l’air d’un homme qui a failli à sa tâche ».
Les autres membres de l’équipe iranienne devraient quitter l’Australie vers Kuala Lumpur mardi en fin de journée, selon ABC. Les médias locaux assurent que personne n’a pu les approcher. Mercredi dans la soirée (heure locale), des manifestants ont fait le déplacement vers l’aéroport de Sydney, par lequel elles devaient transiter.
La chaîne 10 News fait état de « scènes chaotiques » sur place, des personnes protestant face à la police et la suppliant de sauver les autres membres de l’équipe iranienne.

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