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10 mars 2026« Les gens vont travailler » : à Téhéran, la vie continue sous les bombardements américains et israéliens
Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent, mardi 10 mars, tirer une nouvelle salve de missiles sur Israël, notamment Tel-Aviv, ainsi que des cibles américaines au Moyen-Orient, au onzième jour de la guerre en Iran. Le président du Parlement iranien, lui, a averti que toute attaque contre les infrastructures iraniennes entraîneraient une réplique de même calibre. Dans le même temps, de puissantes explosions ont été entendues, mardi, dans plusieurs quartiers de Téhéran, selon des journalistes de l’AFP sur place.
Malgré la censure et le quasi black-out des autorités iraniennes, certains habitants de la capitale racontent la façon dont ils vivent les bombardements israélo-américains. Grâce à un système VPN qui permet de se connecter à internet en contournant les blocages, Sara, qui dénonce une « guerre impérialiste » sur ses réseaux sociaux, décrit à France Inter les frappes sur les infrastructures civiles : « Des immeubles résidentiels, des logements, de nombreux centres culturels sont détruits, des hôpitaux ont été touchés et ont subi de graves dommages. »
« Nous ne sommes pas dévastés »
À Téhéran, les habitants sont en quelque sorte livrés à eux mêmes, sans sirènes pour les avertir des tirs de missiles. « Chaque fois que nous entendons les bombes, nous n’avons aucune idée de l’endroit où elles vont frapper », explique Sara. Beaucoup de gens ont quitté la capitale bombardée. La ville est plus calme, plus vide aussi, mais la vie continue, selon l’Iranienne. « Les gens vont travailler. C’est vrai que de nombreux lieux ont réduit leurs heures d’ouverture, mais ils continuent de fonctionner. »
Tout le monde essaie de vivre aussi normalement que possible, selon Sara. « Ce n’est pas que nous ne sommes pas tristes ou effrayés à l’idée de perdre la vie ou des êtres chers, mais nous avons le sentiment que cela passera. Nous ne sommes pas dévastés », confie-t-elle. Une autre iranienne que France Inter a réussi à contacter explique, elle, qu’à Téhéran, beaucoup de gens vont jusqu’à se réjouir quand ils entendent une frappe, en se disant qu’elle a peut-être tué des responsables du régime.

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