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11 mars 2026Moutons et chèvres réapparaissent dans les paysages. Un pastoralisme qui contribue à entretenir les espaces naturels et à limiter les risques d’incendie.
Dans la commune les silhouettes des moutons et des chèvres réapparaissent peu à peu dans les paysages. Une scène qui semblait appartenir au passé mais qui retrouve aujourd’hui sa place autour du village. Dans les friches laissées par l’abandon de certaines parcelles viticoles, les troupeaux broutent désormais une végétation redevenue abondante. Un retour discret mais remarqué, qui rappelle combien le pastoralisme faisait autrefois partie du quotidien local.
Depuis quelques mois, les habitants peuvent observer ces animaux évoluer à différents endroits de la commune. Parqués temporairement sur certaines parcelles, ils se déplacent ensuite vers de nouveaux pâturages naturels. Une mobilité qui constitue l’un des atouts majeurs de ce type d’élevage : « elle permet d’exploiter les nombreux espaces laissés vacants par la vigne et de valoriser des terres qui, autrement, seraient rapidement envahies par la végétation », souligne un agriculteur retraité.
Un rôle écologique précieux
Car en quelques années seulement, les terrains abandonnés peuvent se couvrir d’une végétation dense. Une situation qui n’est pas sans conséquence dans les Corbières, particulièrement exposées aux incendies. Après le méga-feu qui a ravagé le massif l’été dernier, la question de l’entretien des espaces naturels se pose avec encore plus d’acuité. Dans ce contexte, le retour du pastoralisme apparaît pour certains comme une réponse simple et efficace.
Le pâturage joue en effet un rôle naturel d’entretien du paysage. En broutant herbes et broussailles, moutons et chèvres limitent l’accumulation de matière végétale susceptible d’alimenter les flammes. Une action écologique qui favorise également la biodiversité en maintenant des milieux ouverts propices à de nombreuses espèces.
Ce retour suscite aussi une certaine émotion chez les plus anciens. Beaucoup se souviennent d’une époque où les troupeaux faisaient partie du décor quotidien. « Je me souviens, dans les années 50, le village possédait une bergerie qui appartenait à André Fabbre », raconte l’un d’eux. « Le berger, que l’on appelait affectueusement Milette, Émile Vidal, sortait tous les jours le troupeau d’une centaine de bêtes ».
À l’époque, les moutons traversaient régulièrement les rues du village pour rejoindre les pâturages alentour. « Bien sûr, il y avait quelques crottes dans les rues, mais l’environnement était entretenu naturellement », sourit-il. Aujourd’hui, même si les troupeaux ne parcourent plus quotidiennement le cœur de la commune, leur présence est largement appréciée. Elle redonne vie à des paysages qui, sans entretien, se referment rapidement sous les broussailles. Les moutons et les chèvres retrouvent ainsi leur rôle de jardiniers du paysage. Un retour aux sources qui pourrait bien s’avérer précieux pour l’avenir des Corbières.

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