
un homme arrêté et suspecté d’incendie sur des propriétés de Keir Starmer
11 mars 2026
Les Etats-Unis vont se débarrasser des colorants alimentaires artificiels
11 mars 2026
Publié
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Le pétrole est devenu l’un des enjeux de la guerre au Moyen-Orient. L’instabilité du marché du brut a entraîné un mouvement de panique dans le monde entier. L’Asie est le continent le plus touché.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Du Pakistan aux Philippines, les mêmes files d’attente devant les stations-services. La flambée des cours du pétrole frappe les consommateurs de plein fouet. Le Bangladesh rationne l’essence depuis dimanche 8 mars. D’immenses files d’attente pour faire le plein ont pris place. « Je suis arrivé à 9 heures, comme on m’avait dit, parce que le camion-citerne vient entre 11 heures et midi. Il est 13h40, je n’ai toujours pas d’essence », explique un homme. Parfois, la tension monte à l’extrême. Une bagarre entre automobilistes a fait un mort. L’armée a été déployée, mardi 10 mars, pour empêcher le trafic d’essence aux frontières et maintenir le calme dans les stations-services.
En Birmanie, c’est la course à l’essence pour un chauffeur de taxi. D’une station à l’autre, dans toute la ville, il prend tout ce qu’il peut à chaque fois. « On doit accumuler le carburant petit à petit », souligne-t-il. Depuis samedi 7 mars, seulement la moitié des véhicules circulent, en alternance, pour préserver les réserves d’essence dans le pays.
Au Pakistan, les files d’attente se prolongent tard dans la nuit. Pour limiter les déplacements et la consommation d’essence, le Premier ministre a mis la moitié des administrations en télétravail et les élèves en enseignement à distance. Certains parents ne comprennent pas. « Notre vie ne devrait pas être affectée comme ça par la situation mondiale », déplore un père de famille.
Au Vietnam, le prix de l’essence a bondi de 20 % en dix jours et la situation pourrait s’aggraver. Chacun prend ses précautions. Le gouvernement a supprimé les droits de douane pour limiter la hausse, mais les consommateurs se demandent où va s’arrêter l’augmentation. « Mon salaire n’augmente pas, contrairement au carburant, mais on n’a pas le choix, on doit bien utiliser nos véhicules », regrette un homme.
L’Asie est le continent le plus touché par la crise du pétrole. 90 % de son or noir transite par le détroit d’Ormuz. Pour endiguer la flambée des cours, l’Agence internationale de l’énergie pourrait décider, mercredi 11 mars, de débloquer des stocks stratégiques.

9999999/2026/03/10/jtc-69b07b9ce8d13565477631.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
