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11 mars 2026L’édito du 11 mars. Explosions des tarifs du carburant : le gouvernement piégé entre la protection du portefeuille des Français et la maîtrise de son déficit
Le conflit militaire est à l’autre bout du monde, mais les conséquences sont déjà bien dans le quotidien des Français. Les autorités ont eu beau, dès le déclenchement de la guerre en Iran, assurer qu’il ne fallait pas céder à la panique quant à une potentielle pénurie de carburant, la situation est tout de même préoccupante. Non, la France, et le monde d’ailleurs, ne manquent pas de stocks. En revanche, le prix du baril, lui, flambe réellement. Alors qu’il était autour de 60 dollars en début d’année, il est remonté pour la première fois depuis quatre ans au-dessus des 100 $, atteignant même une pointe, lundi, à 119 $.
Des chiffres qui paraissent flous, mais qui, en passant à la pompe, deviennent très concrets. Au bout d’une semaine de conflit, le prix moyen au litre de sans-plomb avait augmenté 10 centimes et celui du gazole de 26 centimes. Et depuis, l’inflation continue.
Dans ce contexte, le gouvernement apparaît sans solution. Les opérateurs n’ont pas le droit, ni l’envie, de vendre à perte. Le seul levier concret serait que l’État, au moins temporairement, baisse les taxes, qui représentent plus de la moitié du prix à la pompe. C’est d’ailleurs ce que l’UE a conseillé mardi. Sauf que cela veut dire une baisse des recettes. Et alors qu’il n’y a aucune certitude sur la durée du conflit, le gouvernement se retrouve piégé entre préserver le portefeuille des Français ou assurer ses recettes pour ne pas aggraver son déficit…

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