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11 mars 2026Face à la hausse des prix des carburants, les politiques à la recherche de solutions pour aider les Français
Le gouvernement temporise, estimant que le conflit au Moyen-Orient est trop récent pour déclencher des mesures spécifiques d’aide. Les oppositions, elles, réclament un accompagnement immédiat des plus modestes.
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C’est la principale conséquence en France du conflit au Moyen Orient : la hausse du prix du carburant à la pompe. Les responsables politiques cherchent donc des moyens de protéger les ménages français. Les oppositions réclament depuis plusieurs jours une réaction du gouvernement.
Le parti socialiste demande une aide financière, sous la forme d’un chèque énergie, « comme il y a eu un chèque bois », explique Olivier Faure, premier secrétaire du PS, mardi sur franceinfo. « Il permettrait de cibler les ménages les plus modestes, qui ont besoin d’être accompagnés dans ce moment-là », explique-t-il. Olivier Faure suggère de « prévoir un seuil à partir duquel on a un accompagnement qui permet aux gens de ne pas souffrir, et qui les aide à supporter cette hausse des prix ». Il demande aussi la mise sur le marché de la réserve stratégique de pétrole que détient l’Etat, afin d’éviter la flambée des prix à la pompe.
Ces demandes, elles viennent s’ajouter à celle de la France insoumise qui souhaite un blocage des prix du carburant, et à celle du Rassemblement national d’abaisser la TVA sur le carburant à 5.5%.
Il est « trop tôt » pour avoir le débat sur un éventuel chèque énergie, répète la ministre chargée de l’Energie Maud Bregeon. Avis partagé par le ministre de l’Economie Roland Lescure, interrogé mardi matin : « On n’en est pas là. On est dans un conflit qui dure depuis à peine une semaine, martèle-t-il. Aujourd’hui, je le répète, la seule, la bonne, la meilleure manière de faire que tout ça se calme, c’est de fluidifier le marché, de rouvrir le détroit d’Ormuz et c’est ce à quoi la France s’attelle aujourd’hui. »
Le gouvernement sera forcément encore sollicité sur les mesures mercredi, alors que le Premier ministre réunit les représentants des forces politiques à Matignon pour un point sur le conflit au Proche et au Moyen-Orient, et sur la réaction française.
En attendant, la principale action de l’exécutif consiste à mener des contrôles dans les stations-service pour vérifier que certaines ne surfacturent le carburant. 231 contrôles ont déjà été réalisés lundi par la répression des fraudes : 15% d’anomalies, indique Bercy, et certaines stations ont été sanctionnées par des amendes.

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