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11 mars 2026Municipales 2026 à Sète : quel scénario au soir du premier tour de l’élection ? Le jeu des pronostics est ouvert
Un maire sortant élu depuis dix mois, une gauche divisée, un RN ambitieux… Le premier tour de l’élection municipale à Sète reste compliqué à déchiffrer. Rappel des forces en présence.
À Sète, plus que jamais, cette élection municipale se présente comme une bataille ouverte où aucun camp ne semble assuré de l’emporter. La démission de François Commeinhes, en avril 2025, a redistribué les cartes et chamboulé le paysage politique, duquel a émergé Hervé Marquès (DVD), son successeur à la tête de l’hôtel de ville. Très vite tourné vers 2026, (« j’en ai envie », déclarait-il dès juin dans nos colonnes), l’ancien adjoint aux sports a été le dernier à officialiser sa candidature, fin janvier. Il a mené une campagne express, en capitalisant notamment sur les dernières réalisations du mandat qui s’achève (halle Marty, place Briand, contournement Est…). Certes porteur de « l’héritage Commeinhes », il a montré, notamment dans la construction de sa liste, qu’il cherchait à s’en affranchir.
« Intimidations, attaques mensongères et diffamatoires » et autres « manœuvres de décrédibilisation »
Une mise à distance avec François Commeinhes qu’a très vite assumé Pascal Pintre (DVD), qui fut son directeur de campagne en 2020. Le candidat “Agir pour Sète”, ex-directeur de l’agence Blue Invest, défend « un projet de croissance raisonnée », tourné sur « un nouveau dynamisme économique ». Il ne cache pas avoir été malmené en cette fin de campagne, dénonçant « des intimidations, des attaques mensongères et diffamatoires » et autres « manœuvres de décrédibilisation ».
Un phénomène qu’a également regretté Sébastien Pacull à son égard. Le candidat RN, lui aussi proche de François Commeinhes par le passé (il fut son adjoint jusqu’en 2019), mène la seconde campagne en son nom après celle de 2020 (14,38 % au 1er tour, 11,8 % au 2nd). Six ans plus tard, il espère jouer plus qu’un rôle d’arbitre à Sète, un territoire « coché » par le RN, qui y affiche une ambition décomplexée. Le parti d’extrême droite, porté par un contexte national, interprète comme un signe favorable la réélection en 2024 de Lopez-Liguori sur la 7e circonscription. Si, en plus, les voix s’éparpillent à droite et à gauche…
Quel scénario à gauche ?
Car cette dernière se présente divisée pour ce premier tour. Sébastien Denaja (DVG) et Laura Seguin (UG) mènent chacun leur barque. L’élu régional PS, candidat en 2020 (3e au 1er tour, 17,66 %) se positionne comme une alternative de centre gauche, qui rassemble « des sensibilités humanistes et progressistes ». Très tôt dans cette campagne, il a refusé tout dialogue avec La France Insoumise et rapidement pris ses distances avec le mouvement citoyen Nouvelles Pages porté par Laura Seguin (investie par LFI-PCF-Les Ecologistes).
Cette dernière, qui se situe dans la continuité de la liste menée en 2020 par Véronique Calueba (2e, 19,24 %), incarne « l’union citoyenne de gauche et écologiste ». Reste à savoir quel scénario peut s’écrire entre ces deux candidats dans la perspective de l’entre-deux tours. Un moment clé auquel les candidats Daniel Pilaudeau (Lutte ouvrière) et Josiane Amarger (Parti animaliste) auront du mal à s’inviter.

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