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11 mars 2026la ministre déléguée aux Armées répond à Vladimir Poutine qui propose son pétrole à l’Europe
La ministre déléguée aux Armées Alice Ruffo a adressé une fin de non-recevoir à Vladimir Poutine alors que le président russe propose son pétrole aux Européens. Selon elle, la France préfère travailler à débloquer la situation diplomatique et compte sur la réserve stratégique de carburant.
Le détroit d’Ormuz bloqué, le pétrole et le gaz qui s’envolent et les prix à la pompe qui explosent. La guerre au Moyen-Orient a des conséquences directes sur l’économie mondiale et le portefeuille des Français. Une aubaine pour personne sauf peut-être pour la Russie de Vladimir Poutine qui y voit l’occasion de vendre à prix fort son pétrole, boycotté par l’Europe depuis le début de la guerre en Ukraine.
« Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin qu’ils nous donnent des signes indiquant qu’ils sont prêts et désireux », a assuré ce lundi le président russe. « Si les entreprises européennes, les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous garantir une collaboration durable et stable, dépourvue de conjoncture politique (…) Nous n’avons jamais refusé », a-t-il ajouté.
« Quand on bloque le détroit d’Ormuz, il y a des conséquences »
Une proposition russe qui n’étonne pas Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées: « On avait complètement raison sur la stratégie russe qu’on voit se dessiner », assure-t-elle ce mercredi 11 mars sur le plateau d’Apolline Matin. « Quand on bloque le détroit d’Ormuz, il y a des conséquences », ajoute la ministre alors que Moscou a toujours été un allié de Téhéran.
Dans ces conditions et malgré les prix du pétrole, pas question d’accepter la proposition russe. Pas question même de discuter: « Il y a une action diplomatique possible, c’est le G7. On a des stocks stratégiques de pétrole, on n’est pas désarmés face à la situation. Et on essaie d’aller vite dans la désescalade et la réouverture du détroit pour limiter les conséquences », martèle Alice Rufo sur RMC Story.
« Ne pas lâcher » en soutien à l’Ukraine
La ministre anticipe d’autres appels à la levée des sanctions du Kremlin:
« Vladimir Poutine va essayer de se présenter comme la solution, mais non! On ne doit pas lâcher parce que l’Ukraine est encore en guerre et la Russie qui dit soutenir l’Iran essaierait de profiter de cette guerre là tout en s’y opposant. Cela n’a aucun sens et ce n’est pas notre intérêt de lever sanctions sur la Russie », insiste-t-elle sur RMC.
Sur le terrain, les frappes se poursuivent de part et d’autres du Golfe persique, sans avancées stratégiques majeures. Mardi, le ministre de la Défense américain Pete Hegseth a assuré que ce jour était « le plus intense » en termes de frappes sur l’Iran. En réponse, Téhéran a revendiqué ce mercredi avoir mené la vague de frappes « la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre ».

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