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Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, confirme sur RMC ce mercredi 11 mars le rôle défensif de la France dans la guerre au Moyen-Orient et assure qu’il faut « baisser le niveau de tension » dans le détroit d’Ormuz par tous les moyens.
Le conflit ne semble pas s’apaiser au Moyen-Orient. L’armée américaine a revendiqué mardi 10 mars au soir avoir détruit 16 bateaux iraniens susceptibles de pouvoir poser des mines dans le détroit d’Ormuz, zone cruciale du commerce maritime mondial. Plus tôt dans la soirée, le président des États-Unis, Donald Trump, avait prévenu qu’il y aurait « d’importantes conséquences militaires » si l’Iran se décidait à miner le détroit.
Invitée de RMC ce mercredi 11 mars, Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, confirme que l’Iran « a sans doute des capacités de nuisance très importantes dans le détroit d’Ormuz ».
« C’est pour ça qu’il faut prendre le temps de planifier la mission qu’on veut mener dans le détroit, et en même temps agir assez vite sur la désescalade avec les canaux (diplomatiques) qui sont encore ouverts », lance-t-elle, confirmant que la France « parle encore avec les Iraniens ».
« Il faut faire baisser le niveau de tension et éviter des situations irréversibles qui engageraient des moyens supplémentaires en matière de déminage du détroit », clame Alice Rufo.
Dans l’hypothèse d’une pose d’explosifs, et par prévention, les États-Unis sont passés à l’acte, sans pour autant que Téhéran ait confirmé avoir donné l’ordre d’en poser. La ministre assure que les informations américaines ne sont pas confirmées par la France. « C’est très difficile à identifier, ce sont souvent des mines dérivantes », éclaire Alice Rufo.
« Les Iraniens font beaucoup de déclarations, il y a aussi un brouillard de guerre avec des déclarations très offensives dans tous les sens (…) mais le détroit est plutôt bloqué de fait, en raison de la dangerosité », note-t-elle, confirmant que le rôle de la France reste défensif.
« On n’a pas choisi cette guerre on n’en avait pas été informés de son déclenchement, mais nos intérêts sont engagés, concernés »
Déminer: « Un travail d’orfèvre »
Le risque d’un blocage par les mines inquiète, car il pourrait durer des années estime l’ancien amiral Michel Olhagaray.
« Pour pouvoir intervenir efficacement, il faut une mer sans danger pour les bâtiments qui cherchent les mines, et ensuite avoir une expertise de détection, envoyer des plongeurs, les faire exploser une à une… C’est un travail d’orfèvre », explique-t-il.
Une simple suspicion de mines dans le détroit suffit à le bloquer selon lui car aucun pétrolier ne risquerait la traversée.

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