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Crédit : Africa Studio / Adobe Stock
Un homme de 20 ans a été condamné mercredi par le tribunal de Coutances, dans la Manche, à deux ans de prison avec sursis après avoir diffusé sur les réseaux sociaux des montages à caractère sexuel mettant en scène 13 adolescentes du département.
L’enquête avait été ouverte après la plainte d’une collégienne de 14 ans qui avait vu sur Instagram des photos obscènes truquées pour y faire apparaître son visage. L’adolescente avait indiqué avoir connaissance d’autres jeunes filles victimes de deepfakes similaires en février et mars derniers.
L’enquête avait permis d’identifier l’auteur de ces montages, un homme de 20 ans résidant lui aussi dans la Manche. Il avait reconnu avoir réalisé ces images pour se venger de la jeune fille qui refusait de lui envoyer des photos d’elle dénudée.
Le prévenu la connaissait pour avoir fréquenté le même établissement scolaire et il a expliqué avoir réalisé d’autres montages avec des photos d’élèves du même collège « pour brouiller les pistes ».
« Je ne me suis pas rendu compte »
Treize victimes au total ont été recensées, la plus jeune étant âgée de seulement 12 ans.
Outre ces deepfakes, il lui était aussi reproché de détenir des vidéos pédopornographiques et d’avoir proposé des actes sexuels à une mineure âgée de 14 ans.
Il a reconnu les faits à l’audience de comparution immédiate, affirmant: « J’étais au fond, je ne me suis pas rendu compte ».
Les victimes, dont plusieurs ont besoin de soins psychologiques, ont quant à elles fait part de leurs craintes que ces images obscènes ne continuent à circuler.
Le procureur, mettant en avant la dangerosité du prévenu, avait requis une peine de trois ans de prison, dont un an ferme.
Le tribunal a condamné le jeune homme à deux ans de prison avec sursis probatoire, avec l’obligation de travailler et de suivre des soins psychiatriques et psychologiques. Ses comptes Instagram sont suspendus pour une durée de six mois.
Victime de deepfakes, elle se retrouve sur un site d’escorting

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