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11 mars 2026Pourquoi c’est Sébastien Lecornu et pas Emmanuel Macron qui convie les chefs de parti pour parler d’Iran
LUDOVIC MARIN / AFP
Pourquoi c’est Lecornu et pas Macron qui parle Iran avec les chefs de parti
Point d’informations. Sébastien Lecornu réunit les partis politiques à Matignon ce mercredi 11 mars, à partir de 15 heures à Matignon. Le Premier ministre entend les informer de « l’état de la menace et du positionnement de la France » face à la guerre au Moyen-Orient, qui a notamment provoqué une flambée des prix du pétrole, dans l’Hexagone et ailleurs.
Selon son entourage, ce rendez-vous à caractère confidentiel, où les téléphones ne seront pas autorisés, portera précisément sur les « répercussions » du conflit sur le territoire national, en matière énergétique et de sécurité. Mais aussi à l’extérieur, sur le plan diplomatique et militaire. C’était une demande de plusieurs partis d’opposition.
Mais pourquoi Sébastien Lecornu et pas Emmanuel Macron, chef des armées à la manœuvre depuis 10 jours, comme le réclamaient le PS et le Rassemblement national ? « Le président est très pris sur ses rendez-vous diplomatiques et ses obligations militaires », justifie l’Élysée au Parisien, même s’il n’est pas exclu « qu’il convoque à son tour ce type de réunion dans les prochaines semaines. »
Lecornu « connaît parfaitement ce sujet »
Le Premier ministre « est par ailleurs ancien ministre des armées et connaît parfaitement ce sujet. Il est de tous les Conseil de défense et de sécurité nationale », précise aussi au HuffPost l’entourage du chef de l’État. Du reste, le président, à l’initiative des formats dits de Saint-Denis, « n’a absolument aucune difficulté par principe à réunir les chefs de parti », ajoute-t-on.
Depuis le déclenchement des opérations israélo-américaines en Iran, Emmanuel Macron essaie de peser tant bien que mal sur le cours des choses pour « protéger les intérêts français » et alliés. Après les Conseil de défense (mardi soir encore), ses différents appels téléphoniques avec des acteurs majeurs du conflit ou son allocution aux Français, le chef de l’Etat tient une réunion du G7 (dans le cadre de la présidence tricolore) ce mercredi à 15 heures, avec plusieurs de ses homologues.
Il a également envoyé plusieurs bâtiments militaires dans la région, avant de se rendre à Chypre, lundi, puis à bord du porte-avions Charles de Gaulle dans la foulée. Une façon d’incarner cette présence française.
Sébastien Lecornu est lui chargé d’assurer le service après-vente, notamment auprès des chefs de partis ce mercredi. Plusieurs seront représentés, notamment le Parti socialiste, la France insoumise, Les Républicains, et Horizons, aux côtés des présidents du Sénat Gérard Larcher et de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, des présidents des groupes parlementaires et des commissions concernées.
« Un mauvais moment à passer »
Une poignée de ministres seront également présents autour de la table, pour évoquer les volets militaires, diplomatiques et surtout énergétiques. Car la guerre en Iran provoque une flambée des prix progressive, en France, et met l’exécutif sous pression alors qu’il semble contraint, là aussi, par des marges de manœuvre limitées.
Pour éviter des hausses « abusives » des prix des carburants, Sébastien Lecornu a lancé un « plan exceptionnel de 500 contrôles » des stations-service, dont certaines vont être sanctionnées. Le gouvernement écarte en revanche toute idée d’aide à la pompe pour soulager le porte-monnaie des ménages, notamment les plus modestes, et refuse les propositions des oppositions (baisse des taxes pour le RN, prix bloqués pour LFI).
« On va suivre le sujet de près. À ce stade, on s’attend à un mauvais moment à passer », a encore plaidé le ministre de l’Économie Roland Lescure ce mercredi sur BFMTV, quelques heures avant le rendez-vous à Matignon. Ce sera un des sujets brûlants.

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