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11 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : à Dubaï, les autorités rassurent, mais interdisent la diffusion d’images de bombardements
Dans la nuit de mardi à mercredi, un porte-conteneurs a été endommagé par un projectile, un navire touché dans le détroit d’Ormuz, au large des Émirats arabes unis. Pourtant, pas question de ternir, avec des vidéos montrant un bombardement, l’image de Dubaï, qui cultive son côté ville ensoleillée, stable et sûre, où plus de 90% des habitants sont des étrangers.
Les autorités veillent au grain. Cette guerre doit être indolore et invisible. Interdiction de photographier, de filmer et de partager la moindre image sur les réseaux, au risque de devoir payer une amende jusqu’à 50 000 euros d’amende et deux ans de prison.
« Les Émirats arabes unis sont clairement un régime autoritaire », pour Radha Stirling, avocate, qui a fondé l’association Détenus à Dubaï pour aider les expatriés victimes d’incarcérations abusives. « Des étrangers ont été arrêtés pour des communications privées ou parce qu’ils avaient laissé de mauvaises critiques sur des hôtels ou des agences de location de voitures. N’importe quel citoyen ordinaire court le risque d’être enfermé pour plusieurs années. C’est effrayant. »
Les Émiratis, eux, semblent approuver, comme Fatima, jeune ingénieure au visage encadré d’un voile noir. « Peut-être que les gens trouvent ça bizarre, mais nous, on n’a pas l’impression d’être obligés d’obéir aux règles. Peut-être parce qu’ici, on est loyaux vis-à-vis de notre gouvernement et de notre président. On croit ce qu’ils disent. On a confiance, avec eux, on est en sécurité. »
Il y a même une expression pour ça, « lā tishīlūn hamm », qui veut dire « N’y pensez pas, laissez-nous faire ». Une phrase que le président répète souvent.

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