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Les femmes ne pensent pas assez à leur cœur, mais ce médecin a une piste (photo d’illustration d’une consultation médical)
Des chiffres qui vont à l’encontre des idées reçues. Comme le répètent depuis plusieurs années les acteurs de la prévention, ce ne sont pas les hommes mais bien les femmes qui sont les plus nombreuses à décéder d’un infarctus ou d’un AVC. Plus de 72 000 ont succombé à une maladie cardiovasculaire en France en 2023, contre moins de 65 000 hommes, selon le décompte du fonds de dotation Agir pour le cœur des femmes.
Engagé pour faire diminuer la mortalité, l’organisme lance, ce mercredi 11 mars à Argenteuil, son « Bus du cœur des femmes », une opération itinérante qui permettra à 5000 patientes de bénéficier d’un dépistage gratuit des maladies cardiovasculaires et gynécologiques dans 16 villes de France.
Pour de nombreux acteurs, la prévention est en effet un facteur-clé pour réduire le nombre de décès, alors que les symptômes des maladies cardiovasculaires sont souvent sous-estimés par le monde médical lorsqu’ils concernent les femmes. C’est dans cette optique que le médecin Pierre Setbon – auteur de Votre ordonnance cardio au féminin, paru la semaine dernière aux éditions Leduc – recommande l’instauration d’un bilan de santé pris en charge par la Sécurité sociale.
Améliorer la prévention
« Je pense qu’il faut absolument penser, tous les deux ans à partir de 50 ans, à faire un bilan cardiologique. Prenez un rendez-vous chez un cardiologue, faites un examen, il ne sera jamais inutile », a-t-il dit sur France Inter ce mercredi 11 mars.
Sur le plan de la prévention, Agir pour le cœur des femmes œuvre notamment pour une meilleure connaissance des facteurs de risque (sédentarité, tabagisme, surpoids, diabète, hypertension, stress chronique…), qui exposent davantage les femmes que les hommes aux maladies cardiovasculaires.
« La femme a un cœur tout à fait différent, qui est beaucoup plus sensible à tout ce que les hommes connaissent », opine Pierre Setbon. La prévention passe aussi par la connaissance des différents symptômes de l’infarctus, au-delà de celui, classique, de la douleur vive dans la cage thoracique.
Risque accru à la ménopause
Essoufflement, fatigue inhabituelle, « douleur aiguë ou fluctuante dans le haut du dos », palpitations, douleurs dans la mâchoire… : autant d’alertes qui ne doivent pas être négligées, note Agir pour le cœur des femmes.
Outre l’opération itinérante qui débute ce mercredi, l’organisme s’est aussi associé à une campagne de prévention lancée mardi par le laboratoire français Valbiotis. Et ce dernier de souligner que, pour les femmes, « les risques s’accentuent à la ménopause, une période de vulnérabilité encore largement sous-dépistée ».

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