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11 mars 2026Flambée du prix des carburants : je ne « peux pas empêcher un distributeur d’augmenter les prix… », l’impuissance du gouvernement, malgré les contrôles dans les stations
Le ministre de l’Économie, Laurent Lescure, était présent au micro de RMC, ce mercredi 11 mars. Ce dernier est revenu sur la hausse des prix du carburant et sur les derniers contrôles qui ont été effectués. Ces derniers semblent toutefois avoir quelques faiblesses.
Les automobilistes ont rapidement pu le constater, le prix du carburant à une nouvelle fois flambé depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran, atteignant les deux euros le litre pour le gazole et près de 1,95 euro pour le sans-plomb.
Une hausse sur laquelle est revenu le ministre de l’Économie, Roland Lescure, ce mercredi 11 mars, au micro de nos confrères de RMC. Ce dernier a d’abord rappelé que de nombreux contrôles ont eu lieu dans 513 stations-services du pays. « Hier, on avait à peu près 6 % de sanctions », a-t-il ajouté.
« 10% d’erreurs »
Mais ces contrôles sont-ils vraiment utiles ? En effet, si le ministre assure que « 10 % d’erreurs » ont été constatées pour « des erreurs d’affichage, de la publicité mensongère » ou encore des « marges dont on considère qu’elles vont trop loin », nos confrères rappellent qu’en réalité, « les prix sont libres ».
À la question de savoir si le gouvernement peut intervenir concernant l’augmentation des prix à la pompe, Roland Lescure reconnaît qu’il ne « peut pas empêcher un distributeur d’augmenter les prix, c’est la concurrence. Mais en revanche, je peux mesurer, je peux regarder la distribution, je peux identifier ceux qui en font trop, je peux les pointer du doigt ».
Concernant la part de l’État, le ministre souligne qu’on a « plus de 50 % qui sont effectivement des impôts, qui servent à financer des services, et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c’est ce qu’on appelle la TICPE, c’est une taxe qui est assise sur les volumes ».
Pas de pénurie de carburant
Au micro de nos confrères, Roland Lescure a également réaffirmé qu’il n’y avait pas de pénurie de carburant et, qu’à l’heure actuelle, on a 108 jours d’importation.
« Et la réalité, c’est qu’un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés qui peuvent être utilisés. Au total, on est en millions de barils dans le monde et à plus d’un milliard de stocks stratégiques », a-t-il précisé.
« Au G7 et même plus largement l’Agence Internationale de l’Énergie, c’est une trentaine de pays, on a le milliard de stocks dont je parlais tout à l’heure », a-t-il conclu.

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