
Caviar, sushis, statuettes en chocolat… Le buffet délirant qui attend les stars après la cérémonie
11 mars 2026
Edouard Philippe
11 mars 2026« Revenir, mais comment vivre ? » : à Fukushima, le retour difficile des habitants 15 ans après la catastrophe nucléaire
Officiellement, il est possible de revenir habiter dans les communes autour de la centrale de Fukushima, ravagée, par un séisme et un tsunami il y a 15 ans, mais la réalité est plus compliquée En mars 2011, Tomi a quitté ses rizières et forêts de Namie, commune située à moins de 10 kilomètres de la centrale Fukushima Daiichi. « Il y a 15 ans, on était agriculteurs, raconte-t-elle. Depuis, on a loué nos grandes rizières à un voisin ».
En ce début mars, elle est juste de passage à Namie pour régler quelques formalités administratives, mais elle ne reviendra jamais habiter ici. « Revenir pour les personnes âgées, c’est trop compliqué. Revenir, mais comment vivre ensuite ? », s’interroge Tomi.
En mars 2011, les 20 000 habitants de Namie ont fui les radiations, seulement 12% sont revenus. « Dans cette partie de la ville, l’ordre d’évacuation est levé depuis 2017, explique un fonctionnaire. Des gens reviennent, mais la plupart de la superficie de la commune reste inhabitable ».
Dans l’agglomération voisine, Okuma, où se trouvent quatre des six réacteurs de la centrale nucléaire saccagée, Masahiro Shiga a rouvert une papeterie. Il ne se plaint pas, mais il ne reconnaît plus la ville dans laquelle il a grandi. « Ça a trop changé, on n’a jamais demandé cette architecture moderne, déplore-t-il. Quand on va quelque part, on veut ressentir l’histoire du lieu, vous la ressentez ? », demande Masahiro Shiga. La réponse est bien sûr non, et selon lui, la plus grosse difficulté est de recréer des liens humains.

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