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11 mars 2026[Cet article a été publié pour la première fois le 4 février 2026 et republié le 11 mars]
“Derrière les façades luxueuses des maisons de Bishops Avenue [un quartier huppé de Londres] se cache un réseau [financier et immobilier] s’étendant de Téhéran à Dubaï et Francfort. La propriété ultime remonte, à travers une multitude de sociétés écrans, à l’un des hommes les plus puissants du Moyen-Orient : Mojtaba Khamenei, le deuxième fils du guide suprême iranien”, révèle le média américain Bloomberg dans une enquête sur la fortune du potentiel successeur au numéro un en Iran.
Ce religieux de 56 ans supervise, en effet, un vaste empire financier, “s’étendant du transport maritime dans le golfe Persique aux comptes bancaires suisses, en passant par l’immobilier de luxe britannique”, selon des sources proches du dossier et un “important service de renseignement occidental” ayant révélé des informations au média.
“Un des plus grands conglomérats du Moyen-Orient”
Le patrimoine en question inclut des biens immobiliers dans plusieurs quartiers luxueux de Londres, une villa dans un secteur surnommé le “Beverly Hills de Dubaï” et des hôtels haut de gamme en Europe, de Francfort à Majorque, précisent les sources citées.
“Ce réseau de sociétés a permis d’acheminer des fonds – estimés à plusieurs milliards de dollars – vers les marchés occidentaux, malgré les sanctions américaines qui lui ont été imposées en 2019”.
Les acquisitions, dont les premières remontent à 2011, n’ont toutefois jamais été enregistrées au nom de Mojtaba Khamenei – même avant qu’il ne soit soumis à des sanctions, précise Bloomberg. En effet, la majeure partie des investissements apparaissent au nom d’un homme d’affaires iranien, Ali Ansari, un proche des Khamenei – sanctionné par le Royaume-Uni depuis octobre 2025 –, selon des documents que le média dit avoir consultés.
Quant aux fonds ayant servi à ces transactions, ils “proviennent principalement des ventes de pétrole iranien [soumis aussi à des sanctions]” et ont transité, toujours selon les mêmes sources, “par des comptes bancaires au Royaume-Uni, en Suisse, au Liechtenstein et aux Émirats arabes unis”.
L’article, qui détaille certaines de ces opérations occultes, jette, en parallèle, une lumière crue sur l’empire financier piloté par la structure dirigeante en Iran, y compris par le guide suprême lui-même qui chapeaute l’une des organisations les plus riches du pays, baptisée “Exécution des ordres de l’imam Khomeini”. Bâtie en grande partie sur la confiscation de milliers de biens après la révolution islamique en 1979, celle-ci gère des actifs de plusieurs milliards de dollars dans l’ensemble du pays, selon Bloomberg, et constitue aujourd’hui “l’un des plus grands conglomérats publics du Moyen-Orient”.
Des réalités financières qui, au-delà de leur caractère illicite, contrastent pour le moins avec l’image “de piété et d’austérité promue par les médias d’État et le pouvoir” de l’ayatollah et de sa famille, conclut le média américain.

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