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11 mars 2026Jusqu’à 29 m2 en moins pour le même budget : votre pouvoir d’achat immobilier a fortement diminué depuis 2020, voici où les prix ont flambé en région
Le site spécialisé Seloger a réalisé une étude comparative entre les deux échéances électorales locales sur l’accès au logement. Résultat : « Depuis 2020, les Français ont perdu une pièce à l’achat ». Dans la région, la métropole montpelliéraine est la plus touchée.
Ce n’est pas à proprement parler une surprise : le coût de l’immobilier est particulièrement sensible à Montpellier et sa région. Accéder à la propriété est devenu un véritable luxe, que peu de personnes peuvent aujourd’hui prétendre lorsqu’ils habitent Montpellier et sa région. Et dans une moindre mesure toute la frange littorale du Languedoc, ainsi que la région nîmoise. Le site Seloger, spécialisé dans l’immobilier, publie régulièrement des données statistiques sur le marché du logement en France.
À l’occasion des élections municipales, dont le premier tour est programmé ce dimanche 15 mars, il a analysé l’évolution des prix entre la dernière élection municipale de 2020 et celle de 2026. Six ans durant lesquels les prix de l’immobilier n’ont cessé de grimper. On observe ainsi que les prix de l’ancien ont augmenté, sur les six années, de 31,2 % à Perpignan, de 41 % à Béziers, de 10,6 % à Montpellier et de 20,2 % à Nîmes.
Béziers perd 29 m² de pouvoir d’achat immobilier
« Depuis 2020, les Français ont perdu une pièce à l’achat » : telle est la conclusion à laquelle arrivent les auteurs de l’étude. « Les ménages ont perdu en moyenne 11 m² depuis 2020, soit plus d’une pièce, malgré une hausse des revenus moyens de 22 % », ajoutent-ils. La raison ? « La baisse de leur capacité d’emprunt liée à la hausse des taux ». Toutes les grandes villes accusent cette baisse, à l’exception de deux : Paris, qui gagne 2 m², et Lyon, qui en gagne 3. Dans la région, la plus forte pression se situe, dans surprise, à Montpellier et sa proche région.
Le prix du m² y est supérieur à 2 650 euros en moyenne. Ce qui, au moment des dernières municipales, était le propre de la région montpelliérain est devenu, six ans plus tard, celui de toute la frange du littoral languedocien, du Gard aux Pyrénées-Orientales, et même les territoires intérieurs gardois. Perpignan perd ainsi 25 m² de pouvoir d’achat, Béziers 29 m², Montpellier 6 m² (mais les prix sont déjà à des niveaux très élevés) et Nîmes 15 m².
Une évolution du marché en deux temps : 2020-2023 et à partir de 2022
La pression immobilière, caractérisée par la notion de « pouvoir d’achat immobilier », s’est étalée comme une goutte d’eau sur du papier. « Les difficultés d’accès au logement relèvent aujourd’hui à la fois de dynamiques nationales et de réponses locales, explique Alexandra Verlhiac, économiste chez Seloger. D’un territoire à l’autre, les enjeux et les marges d’action ne sont pas les mêmes ». Elle ajoute : « Dans la quasi-totalité des 50 grandes villes françaises, le pouvoir d’achat immobilier recule depuis 2020 ».
Faute d’achat, la pression sur la location
Faute d’être en capacité de devenir propriétaire de leur logement, les Français n’ont d’autre choix que de se rabattre sur la location, ancrant ce secteur sous une pression qui se confirme aujourd’hui encore. Ainsi, si, entre 2020 et 2023, la progression des loyers est restée, sur le plan national, « modérée » à + 5,8 %, inférieure à l’inflation (+ 9,7 %), entre 2023 et 2026, « la dynamique s’est accélérée nettement (+ 8,1 %), dépassant cette fois l’inflation (+ 5,2 %) ». Cette pression s’accentue ainsi par le fait que « lorsque l’accès à la propriété se complique, une partie des ménages reste locataire », bloquant ainsi le turn-over des logements. D’autant que dans de nombreuses villes, « la concurrence entre locataires s’intensifie, rendant l’accès au logement plus difficile ».
L’évolution a connu deux temps. Le premier, entre 2020 et 2023 : « le marché immobilier français connaît une dynamique exceptionnelle », porté par « des taux d’intérêt proches de 1 % » et par de « nouvelles préférences résidentielles apparues après la crise sanitaire ». Sur ces trois années, « les prix progressent de 16,7 % ». Avec une « diffusion marquée de la hausse vers les périphéries urbaines et les zones touristiques ». Le second, à partir de 2022. Il est marqué par la remontée « rapide » des taux d’intérêt, qui « réduit fortement la capacité d’emprunt des ménages ».

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