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11 mars 2026REPORTAGE. « La raffinerie a cessé de vendre du carburant » : en Chine, les importations de pétrole iranien ralenties depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
Pour contourner les sanctions américaines qui visent Téhéran, Pékin traite le pétrole iranien dans un réseau de petites raffineries depuis que la circulation est réduite dans le détroit d’Ormuz, au large de l’Iran.
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Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et les difficultés de passage dans le détroit d’Ormuz, la Chine s’inquiète pour son approvisionnement en pétrole et notamment en pétrole iranien. Les Chinois en importent plus d’un million de barils par jour. Pour contourner les sanctions américaines qui visent Téhéran, Pékin traite ce pétrole dans un réseau de petites raffineries. Après dix jours de guerre, comment fonctionnent ces usines ? Le pétrole commence-t-il à manquer ?
L’une de ces raffineries, qui appartient à la société Chen Sing, a été sanctionnée l’année dernière par les États-Unis pour avoir importé illégalement du pétrole iranien dans la province du Shandong. Ces petites usines sont nombreuses. On les appelle les « raffineries théières » à cause de la forme arrondie de leurs cuves. Elles fonctionnent en dehors des circuits financiers internationaux, ce qui permet à la Chine d’y recevoir discrètement le pétrole iranien.
Mais après plus de dix jours de guerre au Moyen-Orient, le site est très calme, seuls quelques camions citernes circulent. Un transporteur, qui travaille sur le site depuis dix ans, confirme que l’activité est très réduite : « Hier, pendant la journée, l’approvisionnement en essence et en diesel se faisait encore normalement. Mais à minuit, l’entreprise a réduit son approvisionnement et aujourd’hui, nos véhicules n’ont toujours pas été chargés. Regardez cette plateforme. Normalement, les camions devraient faire la queue, mais nous ne voyons aucun véhicule. C’est très rare. La raffinerie a cessé de vendre du carburant. »
Le transporteur ajoute qu’avec la guerre, les prix des carburants à la sortie de la raffinerie ont fortement augmenté. C’est un coup dur pour la Chine, qui a fait le choix justement du pétrole iranien en raison de son coût très attractif. Le reportage de franceinfo tourne court. L’équipe est contrôlée par la police qui la force à effacer photos et vidéos sur son téléphone au nom, dit le policier, « de la lutte antiterroriste et de la sécurité d’État ». Preuve, s’il en fallait, que la Chine ne veut pas d’un œil étranger sur ses importations de pétrole iranien, qui sont contraires aux règles internationales définies par les États-Unis.

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