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11 mars 2026ce que l’on sait des navires touchés par des « projectiles inconnus » à proximité du détroit d’Ormuz
Mardi 11 mars, trois navires ont été frappés à plusieurs heures d’intervalle. Des « projectiles inconnus » se sont abattus sur un cargo, un porte-conteneurs et un vraquier, ne faisant aucune victime.
Trois navires ont été frappés dans la nuit, ce mardi 11 mars, à proximité du détroit d’Ormuz. Un porte-container, un cargo et un vraquier ont été touchés à quelques heures d’intervalle par des « projectiles inconnus », d’après l’agence maritime britannique UKMTO. Aucune victime n’a été signalée.
• Trois attaques en quelques heures
La première alerte concernait un porte-conteneurs qui se trouvait à 46km au nord-ouest des Émirats arabes unis, près du détroit, selon UKMTO. L’équipage a été mis en sécurité et l’étendue des dégâts est en cours d’évaluation.
C’est ensuite un cargo qui se trouvait à 11 miles nautiques au nord d’Oman qui a été touché. Un incendie s’est déclaré à son bord. Il a demandé de l’aide et l’équipage a quitté le navire.
Un navire marchand thaïlandais, le vraquier Mayuree Naree, a ensuite été attaqué près du détroit d’Ormuz. La marine a annoncé dans un communiqué que la cause de l’attaque faisait l’objet d’une enquête.
Des images obtenues par l’AFP montrent le vraquier thaïlandais Mayuree Naree envahi par des fumées anthracite. La marine du royaume a indiqué que 20 des 23 membres de l’équipage avaient déjà pu être secourus.
• Des actes revendiqués par l’Iran
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran, ont revendiqué cette frappe, ainsi que celle sur un bateau battant pavillon du Libéria. « Les navires doivent obtenir la permission pour pouvoir traverser le détroit d’Ormuz », ont-ils déclaré.
Une vingtaine de navires commerciaux se trouvant dans le détroit d’Ormuz ou à proximité ont été attaqués depuis que les Gardiens de la Révolution iraniens bloquent de facto ce passage stratégique en représailles aux frappes américano-israéliennes sur son territoire.
Environ la moitié des incidents concernent des pétroliers, particulièrement nombreux près de ce couloir maritime par lequel transitent, en temps normal, quelque 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde.
Au moins dix pétroliers ont été frappés, visés ou ont signalé des attaques entre le début du conflit et le 11 mars à la mi-journée, selon des données de l’agence britannique de sécurité maritime (UKMTO), de l’Organisation maritime internationale (OMI) et les autorités iraniennes.
Washington a émis l’hypothèse il y a quelques jours d’y escorter des bateaux. Mais « les risques sécuritaires à eux seuls pourraient rendre un seul passage par le détroit plus coûteux que la marge bénéficiaire sur la cargaison de pétrole », relève le Soufan Center, spécialisé dans les questions de sécurité.
• Des bateaux iraniens détruits par l’armée américaine
L’armée iranienne a qualifié de « cibles légitimes » les navires américains, israéliens et de leurs alliés présents dans le détroit d’Ormuz.
Tout navire dont la cargaison de pétrole, ou le bateau lui même, « appartient aux États-Unis, au régime sioniste ou à leurs alliés hostiles sera considéré comme une cible légitime », a averti le commandement central des opérations militaires.
L’armée américaine avait annoncé ce mardi 10 mars avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens non loin du détroit d’Ormuz. Des images ont été fournies et relayées sur les réseaux sociaux.
Donald Trump avait menacé l’Iran de « conséquences militaires » si le pays décidait de miner cette zone de passage essentielle pour le transport du pétrole et du gaz.

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