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Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
La décision était très attendue. Alors que les prix du pétrole continuent de grimper, les pays de l’Agence internationale de l’énergie, dont la France, ont décidé de puiser dans leurs réserves stratégiques, mercredi 11 mars. 400 millions de barils seront mis sur le marché, dont 14,5 millions en France.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
La France va puiser dans les cuves des réserves stratégiques pour arroser le marché de pétrole. De quels stocks disposons-nous ? La France détient aujourd’hui l’équivalent de 118 jours d’importation, répartis dans 81 sites sur l’ensemble du territoire. Du pétrole brut, mais aussi des produits raffinés pour éviter des pénuries en cas de tension. C’est une partie de ces réserves qui va être utilisée.
« Nous avons décidé, dans le cadre de l’Agence internationale de l’énergie, avec la trentaine de pays qui la composent, de libérer jusqu’à 400 millions de barils, ce qui équivaut à environ 14,5 millions pour les réserves stratégiques françaises », a déclaré Emmanuel Macron ce mercredi 11 mars.
Quel est l’effet attendu ? Il s’agit avant tout d’envoyer un signal au marché financier, selon Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting : « Par cette annonce, il s’agit de rassurer les marchés sur le fait que, lorsque des routes sont bloquées, nous aurons de quoi approvisionner l’économie en pétrole grâce à la libération de ces stocks stratégiques.«
Libérer ces stocks stratégiques, est-ce efficace pour faire baisser les prix ? Pas toujours. Les pays de l’Agence internationale de l’énergie y ont déjà eu recours plusieurs fois, la dernière étant en 2022 pendant la guerre en Ukraine. Mais en mars, malgré l’arrivée de millions de barils, les prix du marché ont légèrement augmenté. Puis, en avril, ils ont stagné.
Pour Thierry Bros, professeur à Sciences Po Paris, les réserves stratégiques peuvent limiter la flambée des prix, mais pas forcément l’arrêter. « Si le marché se rend compte que, finalement, ça ne couvre pas, que ce n’est peut-être pas suffisant, vous pourriez avoir une poursuite de la hausse du Brent« , détaille-t-il, « Ce n’est pas une garantie contre la hausse des cours. C’est une garantie d’avoir du pétrole à la pompe. C’est tout à fait différent. » Les 400 millions de barils libérés représentent environ 20 jours des volumes de pétrole exportés via le détroit d’Ormuz.

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