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11 mars 2026Quels produits alimentaires pourraient bientôt coûter plus cher à cause de la crise du pétrole ?
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Les prix du pétrole et du gaz ne sont pas les seuls à s’envoler depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Selon le gouverneur de la Banque de France, il faudrait s’attendre à un peu plus d’inflation, et un peu moins de croissance. Quelles conséquences sur le pouvoir d’achat et sur la facture des produits alimentaires ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
L’huile, les biscuits ou encore la farine, les prix des produits alimentaires pourraient grimper d’ici quelques semaines à cause de la guerre au Moyen-Orient. C’est la crainte des consommateurs. « On ne prend pas des produits de marques« , souffle une mère de trois enfants qui privilégie les marques distributeurs, « On prend des trucs à moins cher. »
Premier exemple de potentielle hausse, les pâtes dont l’ingrédient principal est le blé. Dans la Vienne, Nicolas Desmazières, céréalier, voit exploser ses coûts de production, en cause le fioul indispensable pour ses tracteurs. Son tarif a presque doublé depuis le début du conflit. « Il y a quelques semaines, moi personnellement, j’en avais pour 4 000 euros par plein et le même plein à l’heure actuelle, on en a pour 7 500 euros« , se désole-t-il, « On ne peut pas, on ne peut pas financer ça. »
Autre produit qui pourrait augmenter, le pain. Frédéric Gauthier, boulanger à Beauchamp (Val-d’Oise), subit lui aussi une hausse des coûts de l’énergie. Son four à fioul est très énergivore. Pour le moment, il n’envisage pas d’augmenter le prix de sa baguette. Pour faire face à la hausse de ses factures d’énergie, il va rogner sur ses marges et même renoncer à son salaire un mois sur deux : « Ça va être une charge mentale, il va falloir assumer. Et après, la trésorerie, il va falloir assumer aussi. Je risque d’aller voir mon banquier et lui demander un peu de souplesse.«
Et c’est toute l’industrie agroalimentaire qui est touchée. Quand ce n’est pas l’énergie, c’est la matière première qui pose problème, comme chez un fabricant de chips interrogé. En cause : l’huile de tournesol oléique, utilisée pour les fritures. Son prix a augmenté de près de 20 %, car son cours est intimement lié à celui des biocarburants, lui-même indexé sur le cours du pétrole.
Ce n’est pas la seule conséquence. Les emballages plastiques faits à partir du pétrole flambent eux aussi. L’entrepreneur est inquiet pour les 2 millions de paquets à produire chaque année. Matthieu Maisons, cofondateur de la marque Belsia, détaille : « Pour l’instant, les prix sont maintenus. On ne sait pas de trop de quoi ça va être dû parce qu’on sait que le plastique augmente. Est-ce que nos fournisseurs vont augmenter leur tarif ? C’est une incertitude aujourd’hui pour nous. » Ces hausses pourraient se répercuter d’ici quelques semaines en rayon si le conflit perdure.

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