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12 mars 2026Frappes israéliennes « à grande échelle » sur Beyrouth, réserves stratégiques de pétrole, déclarations de Donald Trump… Ce qu’il faut retenir du douzième jour du conflit au Moyen-Orient
Le président américain a assuré mercredi qu’il « ne restait pratiquement rien à frapper » en Iran. Le régime iranien a de son côté revendiqué une opération de frappes conjointe avec le Hezbollah sur Israël.
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Les Etats-Unis doivent « finir le boulot » en Iran, selon Donald Trump. Au douzième jour de guerre au Moyen-Orient, le président américain a multiplié les déclarations. « Nous ne voulons pas partir avant l’heure, n’est-ce pas? », a-t-il lancé pendant un meeting. Quelques heures auparavant, il avait laissé entendre que la fin de l’opération militaire américaine serait proche, en assurant qu’il « ne restait pratiquement rien à frapper » dans le pays. De son côté, l’armée israélienne a annoncé dans la soirée avoir lancé une série de frappes « à grande échelle » sur la banlieue sud de Beyrouth contre le Hezbollah. Franceinfo vous récapitule ce qu’il faut retenir de la journée du mercredi 11 mars.
Donald Trump assure qu’il « ne reste pratiquement rien à frapper » en Iran
Donald Trump a assuré mercredi qu’il « ne restait pratiquement rien à frapper » dans le pays, dans un entretien téléphonique avec le site Axios. Le président américain a par ailleurs promis lors d’un échange avec la presse à la Maison Blanche qu’une « grande sécurité » règnerait bientôt dans le détroit d’Ormuz.
« Nous avons frappé 28 navires poseurs de mines jusqu’ici », a encore déclaré Donald Trump, qui a fréquemment recours à des chiffres gonflés ou inventés, dans un échange avec la presse en marge d’une visite d’usine dans l’Ohio. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a averti mercredi les civils iraniens de se tenir éloignés des ports du détroit d’Ormuz utilisés, selon Washington, à des fins militaires par Téhéran. Les forces iraniennes ont elles menacé mercredi de cibler des ports au Moyen-Orient si les siens étaient attaqués par Israël et les Etats-Unis, a rapporté la télévision d’Etat.
Des frappes israéliennes « à grande échelle » sur la banlieue sud de Beyrouth
L’armée israélienne a annoncé, mercredi dans la soirée, avoir lancé une série de frappes « à grande échelle » sur la banlieue sud de Beyrouth « contre des infrastructures du Hezbollah » et a promis d’agir « avec une force considérable » contre le mouvement libanais pro-iranien. Toute la journée de mercredi, l’aviation israélienne a pilonné la banlieue sud de la capitale libanaise.
Au moins huit personnes ont également été tuées dans une nouvelle frappe israélienne dans le sud du pays, a affirmé le ministère de la Santé libanais. Des frappes israéliennes ont aussi fait huit morts dans l’est du Liban, a rapporté cette source.
Après dix jours de guerre entre Israël et le Hezbollah, les autorités libanais font état de 634 morts et plus de 800 000 personnes déplacées dans le pays. Une vingtaine d’Etats soutenant la force de maintien de la paix de l’ONU au Liban ont fait part de leur « profonde inquiétude » face à « l’escalade des hostilités » dans ce pays.
L’Iran dit avoir mené une opération de frappes conjointe avec le Hezbollah sur Israël
L’Iran a réalisé une opération de frappes « conjointe et intégrée » avec son allié du Hezbollah sur Israël, ont annoncé mercredi en fin de soirée les Gardiens de la Révolution, dans un communiqué diffusé par les médias iraniens. Cette opération a consisté en « un feu continu pendant une période de cinq heures » de missiles tirés par les Gardiens et de drones et de missiles du Hezbollah contre « plus de 50 cibles » sur le territoire israélien. Un haut conseiller militaire du nouveau guide suprême iranien a pour sa part qualifié Donald Trump de « Satan en personne », tout en promettant que l’Iran détruirait Israël.
De son côté, le Hezbollah a affirmé mercredi avoir lancé une nouvelle opération contre Israël, en tirant un barrage de roquettes vers le nord du pays. Le mouvement a expliqué dans un communiqué avoir « tiré des dizaines de roquettes », « en réponse à l’agression criminelle contre des dizaines de villes et villages libanais et de la banlieue sud de Beyrouth ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU exige « la cessation immédiate » des attaques de l’Iran contre les pays du Golfe
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi une résolution réclamant la « cessation immédiate » des attaques de l’Iran contre les Etats du Golfe et la Jordanie, cibles de nombreuses frappes depuis le début du conflit. Le texte condamne aussi « toute action ou menace » de Téhéran « visant à fermer, entraver ou interférer de quelque manière que ce soit avec la navigation internationale dans le détroit d’Ormuz ».
Le texte soumis au vote des 15 membres du Conseil de sécurité était porté par Bahreïn avec les autres membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) ainsi que la Jordanie. Treize pays ont voté pour. La Russie et la Chine se sont abstenues. Désignant uniquement les actions de l’Iran, la résolution ne mentionne pas celles des Etats-Unis et Israël, qui ont ouvert les hostilités le 28 février par une large campagne de frappes contre la République islamique
Le représentant de l’Iran au Conseil de sécurité de l’ONU a dénoncé un « détournement flagrant » de l’institution, après le vote d’une résolution exigeant que Téhéran cesse ses attaques contre les pays du Golfe. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU est présidé par les Etats-Unis, l’ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani a jugé que ceux-ci avaient « abusé de leur position » pour pousser ce vote.
Trente-deux pays libèrent 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves stratégiques
Les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé « à l’unanimité » de libérer sur les marchés 400 millions de barils de pétrole provenant de leurs réserves stratégiques « pour compenser la perte d’approvisionnement due à la fermeture effective du détroit » d’Ormuz. L’AIE a précisé qu’il s’agissait du déblocage « le plus important » de l’histoire de l’institution. Cette annonce n’a toutefois pas permis d’apaiser les tensions sur les marchés, les nerfs des investisseurs restant à vif après douze jours de conflit.
Par ailleurs, Emmanuel Macron a estimé que le blocage du détroit d’Ormuz, qui empêche la circulation de 20% de la production mondiale de pétrole, « ne justifie en aucun cas de lever les sanctions » exercées contre la Russie. Le président français s’est exprimé au nom des dirigeants du G7, réunis mercredi en visioconférence. Donald Trump avait semblé suggérer lundi qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole « afin de réduire les prix ».
Le nouveau guide suprême iranien invisible depuis sa nomination
Mojtaba Khamenei n’est pas apparu en public et ne s’est pas exprimé dans les médias depuis qu’il a été élu dimanche pour succéder à son père, Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de la guerre. Le nouveau guide suprême iranien aurait été blessé durant le raid qui a tué son père Ali Khamenei, abattu dans des frappes israélo-américaines le 28 février.
« J’ai entendu les informations disant que Mojtaba Khamenei avait été blessé. J’ai demandé à des amis qui ont des connexions. Ils m’ont dit que, grâce à Dieu, il était sain et sauf », a écrit Yousef Pezeshkian, le fils du président iranien. Cette affirmation a été la première déclaration d’un responsable iranien alors que les spéculations n’ont cessé de monter ces derniers jours sur le sort de Mojtaba Khamenei.

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