
un homme mis en examen après un viol et des tentatives de viol d’étudiantes
12 mars 2026
la banlieue sud de Beyrouth (Liban) détruite après les frappes israéliennes
12 mars 2026France-Angleterre : de la solidité défensive aux absents à remplacer, les chantiers du XV tricolore pour le Crunch décisif du Tournoi des six nations 2026
Les Bleus terminent cette édition du Tournoi par un Crunch à domicile, avec la victoire finale dans le viseur.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 6min
Relever la tête et faire les bons ajustements pour repartir de l’avant. Une semaine après avoir abandonné son objectif de Grand Chelem en Ecosse (50-40), le XV de France revêt le bleu de chauffe pour le dernier match de l’édition 2026 du Tournoi des six nations, face à l’Angleterre devant le public du Stade de France, samedi 14 mars. En ligne de mire, la victoire finale dans la compétition, en cas de meilleur résultat que l’Ecosse, devancée seulement à la différence de points, et l’Irlande, une petite unité derrière.
Mais pour continuer à rêver du trophée, les Bleus vont devoir effacer la cinglante défaite de Murrayfield, dans un après-midi où tout est allé de travers et où ils ont « subi sur toutes les collisions », selon les mots du capitaine Antoine Dupont. « J’espère qu’on a payé pour apprendre et que ça nous servira pour la suite […].On va essayer d’approcher ce dernier match d’une manière différente, on n’aura aucune excuse la semaine prochaine », a affirmé de son côté le troisième ligne François Cros.
Pour les hommes de Fabien Galthié, la priorité sera sans doute de retrouver une solidité et une assise défensives, après avoir subi les vagues écossaises et encaissé sept essais en 63 minutes à Murrayfield. « Prendre 50 points, ce n’est pas ce qu’on était venu faire », avait reconnu le troisième ligne toulousain après la rencontre. Alors qu’ils tenaient jusqu’à cette quatrième journée la place d’honneur de meilleure défense du Tournoi, les voilà désormais au même rang que leurs adversaires du week-end, mais aussi que l’Italie et l’Angleterre.
2min
Surtout, ils ont semblé dépassés face aux offensives écossaises, qui ont presque toutes fait mouche (5,55 points en moyenne par entrée dans les 22 Français). « Il y a l’organisation collective, le travail de Shaun Edwards. Mais pour moi, la défense, c’est l’état d’esprit d’une équipe. Et à ce jeu-là, tu as une remise en question perpétuelle semaine après semaine », assure Dimitri Yachvili, ancien international et consultant France Télévisions.
Pour lui, une défense retrouvée ira de pair avec une meilleure discipline, autre secteur qui a péché. Plutôt irréprochables depuis le début du mois de février, les Bleus ont replongé et subi deux cartons jaunes, contre Matthieu Jalibert après 30 minutes (33e), puis contre Lenni Nouchi à l’heure de jeu. À chaque fois sur le même scénario, signalés dans la foulée d’un essai adverse pour une accumulation de fautes. « La majeure partie des pénalités que tu prends pendant un match, c’est quand tu défends. Donc quand tu n’as pas le ballon, tu es plus propice à devenir indiscipliné, c’est ce qui a été le cas là », détaille-t-il. Point identifié depuis la dernière tournée d’automne, la discipline est au cœur du travail des Tricolores depuis plusieurs semaines à Marcoussis, a rappelé Fabien Galthié : « Ce n’est pas faute de travailler dessus. Ce n’est pas faute d’avoir compris que c’était une clé pour exister à ce niveau-là. On est tous en train de faire ça. Les joueurs travaillent ardemment là-dessus. Ils sont convaincus de la chose. »
Dans la discipline, il y a des gestes à faire et à bien maîtriser pour ne pas se retrouver en difficulté. On travaille avec beaucoup d’application. Aujourd’hui, on a été pris. Il y a des choses qu’on a à faire.
Fabien Galthié, sélectionneur du XV de Franceen conférence de presse
Leur efficacité sous les ballons hauts, l’une des armes favorites de l’arsenal anglais, sera aussi à retrouver. Alors que de réels progrès avaient été aperçus dans le secteur, les arrières tricolores ont été en difficulté sous le jeu aérien écossais, notamment en première période face au soleil. « Sur les ballons aériens, on n’a en pas eu un« , relevait François Cros après la rencontre.
Ces chantiers pourraient aussi concerner le quinze de départ, qui va forcément évoluer en raison de changements contraints. Nicolas Depoortere est d’ores et déjà forfait, touché à l’épaule et pas appelé dans la liste des 42, et son absence va pousser Fabien Galthié et son staff à recomposer leur paire de centre. Ils devront aussi se passer d’Oscar Jégou, coupable d’un mauvais geste face à l’Ecosse sur le pilier remplaçant, et suspendu quatre semaines, alors qu’il était un titulaire indiscutable en troisième ligne depuis le début du Tournoi.
« Tu es obligé de faire certains changements, on va voir s’il y en aura d’autres par rapport à la contre-performance face à l’Ecosse, des changements purement sportifs, des choix du staff », développe Dimitri Yachvili. D’autant que de nombreux entrants ont apporté satisfaction et un meilleur visage, samedi, d’un Baptiste Serin en jambes à la deuxième ligne Thibaud Flament-Emmanuel Meafou, qui avait débuté face à l’Italie. En difficulté sur la pelouse de Murrayfield, Yoram Moefana pourrait voir sa place de titulaire menacée, Fabien Galthié ayant pour l’instant privilégié des associations 100% club (les Bordelo-Béglais Moefana-Depoortere, donc, et les Palois Brau-Boirie-Gailleton). Le staff pourrait aussi décider de faire des ajustements dans un pack qui a eu du mal à avancer et à exister en conquête. « Mais qui que ce soit, j’ai envie de dire, la préparation est facile, parce que tu viens de faire une contre-performance. Et tu te dois à domicile, encore plus face aux Anglais parce que, qu’on le veuille ou non, c’est un match particulier, tu te dois d’être performant et de relever la tête sur ce dernier match », poursuit l’ancien international.
Dans ce contexte, le XV de la Rose, rival historique, peut-il justement endosser le rôle d’adversaire idéal ? « A nous d’être sérieux cette semaine pour pouvoir recevoir les Anglais comme il se doit et aller chercher notre deuxième Tournoi d’affilée », a affirmé Thomas Ramos, samedi dans les entrailles de Murrayfield. Après la désillusion et le retour au travail, l’objectif final est encore à portée de main.

9999999/2026/03/10/000-a2cq892-69b02a7562e49500629222.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
