
rassemblement de plusieurs centaines de personnes à Paris
12 mars 2026
Le quotidien mouvementé des pilotes de ligne au-dessus du golfe Arabo-Persique
12 mars 2026« Les compagnies aériennes profitent de la situation », tacle un Français bloqué en Thaïlande à cause de la guerre
Bloqué en Thaïlande depuis le 3 mars, Stéphane, un Français de 54 ans, a accusé la compagnie aérienne Etihad de profiter de la guerre au Moyen-Orient. Il lui reproche de gonfler les prix et de n’apporter aucune aide financière pour se loger.
« Ça fait trois fois qu’ils changent le vol. » Bloqué en Thaïlande, où il est parti en vacances le 11 février dernier, Stéphane n’est toujours pas reparti. Le Français de 54 ans en veut notamment à la compagnie aérienne Etihad, avec laquelle il devait rentrer en France.
Parti avec des amis, Stéphane et les 10 personnes qui l’accompagnent, dont deux enfants et une femme enceinte, ont vu leur vol retour, prévu le 3 mars, annulé par la compagnie à cause du conflit au Moyen-Orient.
Depuis, Etihad ne cesse de repousser leur retour. « Il a fallu qu’on appelle Etihad en France pour pouvoir faire changer le vol. On a réussi pour le 10, et là ils viennent encore de nous changer le vol, on repart le 20 », explique Stéphane, qui espère que la compagnie ne va pas une nouvelle fois décaler la date de son retour en France.
Des billets à « 3.000-3.500 euros »
Le Français de 54 ans condamne l’attitude des compagnies: « Les billets sont aux alentours de 3.000-3.500 euros par personne. Je ne trouve pas normal que les compagnies aériennes profitent de la situation. C’est inadmissible. »
En plus de cela, Stéphane et ses amis n’ont reçu aucune aide financière. « Depuis le 3 mars, la compagnie n’a rien pris en charge. Tout est à notre charge. C’est nous qui payons les hôtels, pour nous loger, on doit se débrouiller. Ils ne font rien du tout », se désole-t-il sur RMC.
« On dépense dans les 300 euros pour deux, une fois par semaine, pour se loger », chiffre Stéphane.
« On fait avec, c’est un peu compliqué. Sur les 11, on est trois familles différentes. On est en mode survie parce qu’on ne sait pas combien de temps on va rester. On fait attention à ce qu’on dépense, on n’est plus en vacances », confie le Français bloqué en Thaïlande.
Être bloqués à l’autre bout du monde les empêche de travailler. Ils devaient tous reprendre le travail le 4 mars, mais ils ont dû s’adapter. Ceux qui sont salariés ont dû poser des congés supplémentaires. Quant à Stéphane, travailleur indépendant, « je n’ai plus d’argent qui rentre ».
Près de 20.000 ressortissants français ont pu être rapatriés du Moyen-Orient depuis le début de la guerre, selon les chiffres du gouvernement. Mais la situation est plus compliquée pour ceux qui doivent uniquement y faire escale comme Stéphane et ses compagnons.

9999999
