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12 mars 2026« Nous avons plus peur du régime que de la guerre », témoigne une Iranienne, qui craint des représailles du pouvoir
L’Iran maintient son pouvoir de nuisance et se dit prêt à une guerre d’usure, avec toujours la pression sur le détroit d’Ormuz, des frappes sur certains pays du Golfe dans la nuit de mercredi à jeudi, et le régime menace de nouvelles cibles, les centres économiques, par exemple. Mais le pays est exsangue, la population iranienne, sans internet, sans argent.
Privée d’internet, comme des millions d’Iraniens, Neda, contactée par la Rédaction internationale de Radio France, ne peut plus travailler depuis plus de deux mois. Sans revenu, elle peine à faire ses courses, mais il n’y a pas de pénurie. « Les rayons sont pleins, mais les gens n’ont pas d’argent pour se ravitailler », explique-t-elle, très en colère.
« À la télévision, ils disent que tout va bien, ils nous envoient des SMS pour nous dire de sortir, de vivre normalement, alors que ça bombarde partout, ils nous utilisent comme des boucliers humains. Ils font exactement comme le Hamas à Gaza, ce n’est pas un gouvernement, ce sont des terroristes », s’emporte-t-elle.
Comme beaucoup d’Iraniens, après le massacre du mois de janvier, Neda souhaitait une intervention américaine. Aujourd’hui, elle doute : « Quand les bombes tombent, on a peur, quand les bombes ne tombent plus, on a peur aussi, et je crains qu’on finisse par se retrouver avec des tueurs d’une brutalité sans nom qui vont se venger sur nous, la population, quand la guerre prendra fin. »
Neda voit passer sur les réseaux sociaux, quand l’un de ces trois VPN fonctionne, des images de bassidjis armés dans les rues, cette milice armée utilisée par le pouvoir pour réprimer les manifestations. « Ils ne rêvent que d’une chose, d’un nouveau massacre, alors oui, nous avons plus peur du régime que de la guerre », conclut-elle.

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