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La famille du sexagénaire de nationalité suisse avait signalé sa disparition mardi peu après 13 heures. Cinq heures plus tard, il provoquait l’incendie qui a coûté la vie à cinq autres personnes.
Le profil de l’homme qui s’est immolé dans un autocar près de Fribourg (Suisse) mardi, et dont le geste a coûté la vie à cinq passagers supplémentaires, commence à se préciser. Si les autorités du canton ont insisté sur le fait que l’identité de l’auteur n’a pas encore pu être confirmée, elles indiquent que tous les éléments récoltés jusqu’à aujourd’hui pointent vers un sexagénaire de nationalité suisse, qualifié en conférence de presse mercredi de «marginal et perturbé». Au cours de cette dernière, le procureur du canton Raphaël Bourquin a révélé que l’homme qui a déclenché le feu «est monté dans (le) bus avec des sacs dans les mains» et qu’«il s’est aspergé d’un produit inflammable (de l’essence, NDLR) et a mis le feu».
Raphaël Bourquin a apporté davantage de précisions mercredi soir au journal de 19H30 de RTS (Radio Télévision Suisse). Alors que le présentateur l’interrogeait sur une potentielle anticipation de la dangerosité du sexagénaire – de par le fait qu’il a été déclaré comme étant «activement recherché» par les autorités après avoir quitté l’hôpital dans lequel il faisait un séjour -, le procureur a indiqué : «Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. C’est la police bernoise qui était à sa recherche». Des patrouilles ont été mobilisées dès le signalement, par sa famille, de sa disparition d’un hôpital du canton de Berne vers 13 heures et il a été inscrit dans le système national de recherche Ripol. Un protocole «habituel», assure le procureur. «Je ne sais pas ce que la police bernoise a mis en place pour le retrouver», a-t-il ajouté.
Raphaël Bourquin a également expliqué l’emploi des mots «marginal» et «perturbé» pour qualifier le suspect. «C’était quelqu’un qui était médicalement connu, il avait été hospitalisé» cette fois si non pas pour des raisons psychiatriques mais pour des raisons physiques, a indiqué le procureur du Canton. «Mais il avait vraisemblablement déjà fait des séjours» en psychiatrie, a-t-il ajouté. Au début du trajet, le suspect aurait eu un comportement «particulier», selon les dires d’un passager rescapé, notamment «sur des termes qu’il aurait utilisés». Aucune identification formelle n’a pour le moment été effectuée, mais «une fois qu’on sera sûr de l’identité, on pourra mieux creuser tout le dossier également médical de l’auteur».

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