
la loi sur l’euthanasie entre les mains du prochain gouvernement
12 mars 2026
l’UE demande des « clarifications » et « répondra avec fermeté à toute violation » de leur accord commercial
12 mars 2026Des frappes aériennes, dans la nuit de mardi 10 à mercredi 11 mars 2026, ont fait au moins trois morts à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ville contrôlée par l’AFC/M23 [Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars], “soutenue par le Rwanda”.
En attendant que les enquêtes révèlent l’origine et les responsables de cette horrible attaque meurtrière, les miliciens de l’AFC/M23 accusent les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’avoir lancé un drone contre cette résidence, qui a été dévastée par l’explosion de cet outil de plus en plus prisé dans les guerres.
Bavure ou attaque préméditée et bien orchestrée, l’acte qui n’a pas encore de père connu, le gouvernement congolais, [bien que montré du doigt], ayant fait le choix de demeurer muet comme une carpe, a malheureusement été fatal à une humanitaire française travaillant pour l’Unicef [le Fonds des Nations unies pour l’enfance].
Des humanitaires au cœur des crises africaines
Encore une âme innocente, tombée comme tous ces enfants, femmes et hommes non armés et donc sans défense, mais qui paient toujours le plus lourd tribut à la bêtise humaine. Sur tous les fronts, selon leur vocation, les humanitaires comme la Française de l’Unicef dont le cadavre a été sorti calciné des dégâts de cette nuit tragique, à Goma, deviennent, de plus en plus, des cibles privilégiées des atrocités commises autant par les armées régulières que par les combattants de groupes terroristes ou de milices.
Y a-t-il pire destin pour ces humanitaires que celui de perdre la vie alors qu’ils sont dans une course contre la montre pour sauver celles de populations civiles abandonnées de tous et confrontées à la famine, à l’exil, aux rigueurs du froid, aux maladies, en somme à tous ces drames engendrés par les guerres et l’insécurité ? Que ce soit en RD Congo, au Nigeria, au Soudan, en Somalie, en Ukraine, en Iran, au Liban, soit partout où les pluies de missiles tombent, les humanitaires, qui ont tout quitté, notamment leurs familles, leurs amis, et le confort de leurs pays, sont constamment face à la mort, au mépris de l’arsenal de conventions internationales qui devaient leur servir de parapluie.
Trop, c’est trop ! Pour chaque goutte de sang d’un humanitaire qui coule, que ce soit par la faute des éléments d’une armée régulière ou celle de combattants d’une quelconque milice, la punition doit être à la mesure du crime abominable commis. Les belligérants doivent même se constituer en protecteurs des humanitaires qui amoindrissent, par leurs actions, les douleurs et conséquences de la guerre.
Il urge, pendant qu’il est encore temps, de transcender les condamnations emphatiques et les présentations de condoléances sous le feu des projecteurs des télévisions, qui ne sont que médecins après la mort, pour trouver une protection digne de ce nom à tous ces hommes et femmes qui, en optant d’être humanitaires, sont loin d’avoir choisi de perdre leur vie en voulant sauver celle des autres.

9999999
