
Ils déclaraient “l’équivalent de 30 heures de travail quotidien, 360 jours par an” : un duo d’infirmiers soupçonné d’une escroquerie massive à l’assurance maladie estimée à 1,8 million d’euros
12 mars 2026
Cac 40 : Le pétrole est repassé au-dessus des 100 dollars le baril, la Bourse de Paris recule encore
12 mars 2026
Des centaines de milliers de réfugiés libanais tentent de trouver une solution de repli, afin d’éviter les bombes israéliennes. Sauf que certaines localités refusent de les accueillir, par crainte de représailles, suspectant aussi les déplacés de pouvoir être « des membres des gardiens de la Révolution des membres du Hebzollah ».
La guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien a fait plus de 630 tués et déplacé plus de 800.000 personnes depuis qu’elle a éclaté le 2 mars, selon les chiffres officiels. Les ordres d’évacuation de l’armée israélienne se multiplient dans le sud du pays : la banlieue sud de Beyrouth ou même Zahlé, plus à l’est, un autre fief du Hezbollah. Les bombardements ne cessent pas.
Certains villages refusent d’accueillir des déplacés du Sud-Liban pour se protéger, en partie à cause de la religion des déplacés. Ce sont majoritairement les musulmans chiites qui sont visés et cela attise la crainte des autres communautés.
« Les deux enfants dorment la nuit en se bouchant les oreilles »
Un énième appel désespéré. Muhammad a la voix pressée. La connexion passe mal. L’association de Joséphine peut-elle l’aider ? « On essaie de vous trouver un appartement pour un ou deux mois, pour vous mettre à l’abri », dit-elle au téléphone avec son interlocuteur. Muhammad est « retourné là où ça bombarbe ». « Les deux enfants dorment la nuit en se bouchant les oreilles », rapporte ainsi Joséphine.
Les réfugiés pourraient être des « gardiens de la révolution ou des membres du Hezbollah »
Muhamamd sillonne les routes des montagnes, jour après jour. Il fait la tournée des villages chrétiens. A Delbta, un monastère accueillait des déplacés pendant la dernière guerre. « Maintenant, c’est sûr qu’il n’y aura personne », martèle le maire. « Il n’y a plus aucune région sûre au Liban. Je ne veux pas prendre la responsabilité de mettre mon village en danger », justifie le président de la municipalité. Pourquoi? Parce que « parmi les déplacés, il y a peut-être des gardiens de la révolution ou des membres du Hezbollah. »
C’est la peur des habitants : devenir une cible des bombardements israéliens. « Je ne vais jamais être la cible, mais le mec qui vient vivre ici peut être la cible », confie un riverain. « Quand je me mets à leur place, je ressens leur désespoir, l’humiliation qu’ils doivent ressentir. Ça ne me laisse pas indifférent. Bien sûr que ça m’émeut », fait savoir un autre, qui craint la division. « Malheureusement, c’est comme ça… »

9999999
