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12 mars 2026
La famille d’un enfant de 3 ans a déposé plainte pour viol contre un animateur du périscolaire d’une école à Paris. Un énième scandale dans les écoles de la capitale que dénonce l’avocat de la famille qui pointe du doigt le recrutement « catastrophique », qui évoque un potentiel « système » de « cooptation ».
A la veille des élections municipales, la mairie de Paris est prise dans la tempête des violences en milieu scolaire. Des animateurs du périscolaire de nombreuses écoles parisiennes sont soupçonnés de violences contre des enfants et la municipalité est pointée du doigt pour sa gestion du recrutement.
Dernière affaire en date, un animateur du périscolaire de l’école Volontaires dans le 15e arrondissement, est accusé de viol par une enfant de 3 ans. Il venait tout juste d’être écarté d’une école voisine, l’école Saint-Dominique dans le 7e arrondissement voisin après des soupçons de violences sur des enfants avec d’autres animateurs, sans pour autant être empêché de travailler au contact de jeunes élèves, profitant d’une « seconde chance ».
« Un système de réseau organisé »
« Dans la première école Saint-Dominique, on parle de 9 animateurs suspendus et une trentaine de plaintes », précise ce jeudi 12 mars 2026 sur RMC et RMC Story Louis Cailliez, avocat de la famille de l’enfant victime. « A priori, on se dirige vers un système de réseau organisé d’animateurs qui se cooptent, qui se recrutent peut-être entre eux. C’est possible, je pose la question ».
« Le système de recrutement est catastrophique. On a a priori, des systèmes qui permettent une organisation de prédateurs et manifestement il y a de l’entrisme de gens déviants », avance-t-il prudemment.
Parent d’une petite fille scolarisée dans le 15e arrondissement, Ornel un auditeur des Grandes Gueules se dit « ému » et « en colère » après l’intervention de l’avocat: « Il y a de l’émotion et de la colère parce qu’on est face à un mur du silence mais ça ne devrait pas exister. Il ne devrait pas y avoir de seconde chance », insiste-t-il.
L’inaction de la mairie de Paris pointée du doigt
Ornel déplore l’inaction de la mairie de Paris et notamment d’Emmanuel Grégoire, ex-adjoint de la maire Anne Hidalgo en campagne pour les municipales: « L’entendre se cacher en disant qu’il n’est plus adjoint depuis 2 ans, c’est honteux. Responsable politique, c’est prendre ses responsabilités, recevoir les familles, assumer ».
« Emmanuel Grégoire était dans cette gouvernance. La moindre des choses c’est d’appeler les familles et sinon il se désolidarise de l’ancienne municipalité », appelle Ornel. « Sur un plateau télé, une fois on lui en a parlé et ce que je dit risque d’être polémique mais il a sorti la carte joker en disant qu’il avait été lui-même victime (de violences sexuelles dans le cadre périscolaire étant enfant, ndlr). C’est horrible ce qu’il a vécu mais la moindre des choses c’est de combattre ça et il ne l’a jamais combattu » estime-t-il.
Sur le sujet, le candidat de la gauche à la mairie de Paris se dit favorable à la suspension immédiate de tout acteur du périscolaire suspecté de violences sur des enfants, plaide pour une amélioration du recueil de la parole de l’enfant et une meilleure formation des adultes.
Faut-il écarter les hommes de la petite enfance?
Concernant le travail des adultes justement, l’enseignante des GG Barbara Lefebvre estime elle qu’il faut revenir à moins de diversité de genre dans les écoles en remettant plus de femmes et en éloignant les hommes des enfants dans le cadre périscolaire: « On dit que l’encadrement est trop genré dans les crèches, qu’il faut intégrer des hommes mais je dis ‘non’! Il peut y avoir des femmes dangereuses mais c’est plus souvent des hommes.
« Donc toute la petite enfance, des crèches à la maternelle, il ne faut pas d’hommes pour encadrer, pour accompagner des enfants aux toilettes ou pour de soins », appelle-t-elle.
De son côté, Ornel estime le recrutement de bons éléments doit passer aussi par la question du logement: « On dit que c’est dur de recruter des animateurs mais ils sont mal payés, c’est dur de se loger à Paris, il faudrait une priorité au logement social », estime-t-il.

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