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12 mars 2026Carburants : la FNSEA exige la « transparence totale » sur les stocks de GNR et la « surveillance » des distributeurs, après une réunion ministérielle
Selon la FNSEA, certains distributeurs feraient « monter artificiellement les prix » pour « jouer sur une pénurie potentielle ». Le syndicat agricole demande donc au gouvernement de surveiller les prix.
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Yannick Fialip, président de la commission économique de la FNSEA, agriculteur et éleveur en Auvergne-Rhône-Alpes, a réclamé jeudi 12 mars sur franceinfo « une transparence totale » sur les stocks de GNR [gazole non routier utilisé – utilisé pour les tracteurs] et demande au gouvernement de « mettre sous surveillance » les distributeurs pour qu’ils ne montent pas « artificiellement les prix », après la réunion ministérielle à Bercy avec des représentants agricoles et du secteur des carburants et des engrais.
L’éleveur a participé à cette réunion consacrée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, notamment sur l’agriculture, et sur la hausse des prix du GNR. Il a demandé que « certains distributeurs arrêtent de jouer sur une pénurie potentielle« . Selon lui, « l’ensemble des distributeurs qui étaient autour de la table ont bien rappelé qu’il n’y avait pas de pénurie », a-t-il rapporté.
Yannick Fialip a évoqué la surveillance de certains distributeurs « qui faisaient monter artificiellement les prix« . Pour une exploitation moyenne agricole qui fait des céréales ou de l’élevage, « les achats de gazole seront à peu près de 10 à 15 000 euros par an », précise-t-il. Avec la montée des prix du GNR, « la facture passe à 20-25 000 euros. C’est pratiquement 10 000 euros de plus par exploitation par an », déplore-t-il. Depuis le début du conflit, le gazole non routier, utilisé pour les machines agricoles, a vu son prix grimper de 1,28 €/litre à 1,71 €/litre, selon le gouvernement.
Autre inquiétude : les hausses des prix des engrais azotés, utilisés au printemps pour favoriser la croissance des plantes et améliorer les rendements. Ils ont bondi de 450 €/tonne à plus de 510 €/tonne depuis la guerre au Moyen-Orient. « Les engrais c’est 30 % des charges opérationnelles. Si vous avez une hausse des prix des engrais qui est doublée, c’est clairement une hausse qui peut avoisiner 15 à 20 000 euros de plus par exploitation », indique-t-il, avec des conséquences sur les récoltes. « Dès cette année, on pourrait avoir une impasse faite par les agriculteurs si les prix des engrais doublent », prévient-il, soulignant le risque de rendements moins importants. « Il y aura aussi des prix supérieurs parce qu’il y aura un phénomène de rareté de la production au plan européen », assure-t-il.

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