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Le HuffPost
Le prix de l’essence est du gazole est à la hausse depuis le début de la guerre en Iran, comme ici à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)
• Certains préfèrent marcher ou utiliser les transports en commun pour économiser sur le carburant devenu coûteux.
• Les conducteurs ressentent une impuissance face à la situation et cherchent des solutions économiques pour s’adapter.
« On s’arrange comme on peut… » Accoudée à sa Renault beige, Cécile, la quarantaine, a bien ressenti le coup d’accélérateur sur les prix à la pompe depuis les frappes sur l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz. « Je ne fais jamais le plein ! », confie-t-elle. Sur la borne, le compteur affiche tout de même 45,22 euros lorsqu’elle repose le pistolet.
Dans la station-service de l’Intermarché de Choisy-le-Roi – réputée parmi les moins chères du Val-de-Marne et de la proche banlieue parisienne –, nombreux sont les automobilistes qui confient au HuffPost, ce jeudi 12 mars, avoir changé leurs habitudes ces derniers temps, dans un contexte global marqué par une baisse du pouvoir d’achat.
« Je mets de petits montants, le temps que la situation revienne à la normale », témoigne également Yanis. Aujourd’hui, ce dernier s’est servi pour un peu plus de 20 euros de gazole à 1,979 euro le litre (contre un peu plus de 2 euros en moyenne dans l’Hexagone). « Ça rajoute des frais », se désole l’entrepreneur spécialisé dans la fibre optique.
« Je marche beaucoup »
Avec un carburant à près de 2 euros le litre, « on n’utilise pas la voiture pour rien ! », assure pour sa part Manon, jeune maman coiffée d’un foulard noir. « D’autant qu’on se doute bien que ça va durer… », ajoute-t-elle.
Sandrine, auxiliaire de vie de 56 ans, est pour sa part beaucoup moins résignée. « Je marche beaucoup, bien obligée ! Je fais Vitry-Choisy à pied pour aller travailler. [Les deux villes sont limitrophes, il y a 4,6 km entre leurs deux gares RER, ndlr] Ça fait du sport, mais enfin bon… Là, je vais mettre juste 15 balles et ça ne fera même pas la semaine ! », peste celle qui utilise sa voiture uniquement « lorsqu’il pleut ou pour faire les courses ».
Justement, le coût de son chariot est aussi orienté à la hausse. « Je ne sais pas ce qu’on va devenir… », s’inquiète-t-elle avant de reprendre le volant de sa 206 bleu marine. Elle n’est pas la seule à moins utiliser son auto. « Si je peux prendre les transports, je le fais », explique aussi Sarah. « J’évite aussi d’aller sur Paris avec ma voiture. C’est devenu un luxe ! », témoigne la consultante en cybersécurité.
« On n’a pas le choix »
Aujourd’hui, elle ajoute un peu d’essence « pour aller chercher une amie à l’aéroport ». Sarah remplit rarement complètement le réservoir de sa Nissan Micra et opte pour le SP95-E10 – à 1,779 euro le litre ce jeudi –, un peu moins cher que le SP95 – à 1,839 euro dans cette station.
Les clients se succèdent dans les effluves de pétrôle et, comme beaucoup d’automobilistes rencontrés ce jeudi à Choisy-le-Roi, Mohamed ne cache pas un sentiment d’impuissance face à une situation qui le dépasse. « On n’a pas le choix, on s’adapte ! » Le conducteur est venu du nord de Paris acheter du gazole au moindre coût dans la banlieue sud de la capitale.
« Je suis en formation actuellement, et j’utilise la voiture tous les jours », justifie le presque quarantenaire qui manie son pistolet de manière à remplir le réservoir de sa Peugeot jusqu’à la dernière goutte. Montant de la facture : près de 70 euros.
« Il ne faut pas s’affoler »
Quelques instants plus tard, Adil, 38 ans, relativise. « En réalité, le SP95 n’a pas beaucoup augmenté. Quelque chose comme 15 centimes depuis la semaine dernière », ajoute-t-il… avant de reconnaître qu’il cherche les stations les moins chères pour s’approvisionner.
« Il ne faut pas s’affoler, on a des réserves », philosophe pour sa part André, venu de la commune voisine de Vitry-sur-Seine. « Mais avant de frapper, les États-Unis auraient dû sécuriser le détroit d’Ormuz ! », regrette le journaliste retraité.
D’autres conducteurs ne comprennent pas que les prix à la pompe aient augmenté si rapidement, alors que le carburant avait, selon eux, déjà été acheté par les distributeurs. « Ils en profitent ! », râle notamment Bilal. « Et je subis comme les autres… »

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