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12 mars 2026Détroit d’Ormuz : tous les navires bloqués ont vu leur effectif diminué « d’environ un bon tiers », explique un représentant syndical
Une cinquantaine de marins volontaires sont restés sur place, alors que cinq navires battant pavillons français se trouvent toujours bloqués dans le détroit.
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Tous les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz ont vu leur effectif diminué « d’environ un bon tiers », explique, jeudi 12 mars sur franceinfo, Emmanuel Chalard, secrétaire général de la Fédération CGT des officiers de la marine marchande. Ces bateaux « sont passés sur des effectifs qu’on appelle minimums, pour assurer les fonctions vitales du navire » et pour « qu’ils puissent manœuvrer en cas d’urgence », détaille-t-il, précisant que cinq navires battant pavillons français se trouvent toujours bloqués dans le détroit. Ces cinq navires peuvent être par exemple des porte-conteneurs ou des gaziers.
Reçu jeudi au ministère des Transports avec d’autres représentants des marins et des armateurs, Emmanuel Chalard confirme également qu’une cinquantaine de marins volontaires sont restés sur place. Concernant les autres, « toutes les mesures sont bien prises par la branche armateurs de France pour rapatrier les marins qui souhaitaient rentrer à leur domicile ». Les opérations logistiques sont en cours, selon lui. « D’ici les prochains jours, toutes les personnes qui, soit arrivent au bout de leur embarquement, soit ne sont pas volontaires pour rester dans ces conditions, seront débarquées », a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de la Fédération CGT des officiers de la marine marchande explique également qu’une réflexion est en cours « pour faire en sorte qu’à bord de ces navires, en substitution ou en complément des marins professionnels qui sont là-bas, qu’il y ait des marins qui aient une formation militaire ». « Soit parce qu’ils ont eu cette formation, soit parce que tout simplement ce sont des marins de la Marine nationale », complète Emmanuel Chalard.
Cette situation inédite peut également provoquer « à court terme ou à moyen terme, au moins des problèmes d’approvisionnement en vivres et en carburant pour faire fonctionner les éléments vitaux du navire, dont la climatisation », prévient le représentant de la CGT qui se veut tout même rassurant. « Ces bateaux ont fait le plein immédiatement, dès qu’il y a eu les premières hostilités. Ils ont fait le plein de vivres et le plein de carburant. Donc ce sont des navires qui peuvent naviguer pendant un mois facilement, voire deux », assure-t-il. « Mais c’est clair que les conditions vont se détériorer. Même si on a une formation de marine marchande, ça reste des marins civils qui n’ont pas vocation à rester sur un théâtre de guerre », conclut Emmanuel Chalard.

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