
les images de Tsahal montrant une opération au sol contre les hommes du Hezbollah
12 mars 2026
Au moins 40 morts dans de violentes tempêtes et tornades aux Etats-Unis
12 mars 2026L’édito du 13 mars : dans un contexte de guerres, le nucléaire civil français est une arme de souveraineté stratégique
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, l’a enfin admis : en matière d’énergie, l’Europe a fait fausse route pendant trente ans. « Alors qu’en 1990, un tiers de l’électricité européenne provenait du nucléaire, aujourd’hui cette part est tombée à environ 15 %, a rappelé la dirigeante, de passage à Paris cette semaine. Cette réduction de la part du nucléaire était un choix. Je pense que c’était une erreur stratégique. »
Parce que si la part du renouvelable a bien augmenté depuis trente ans, il est loin de permettre à l’Europe de sortir de sa dépendance aux énergies fossiles (charbon, gaz et pétrole), produites ailleurs et qui polluent fortement.
L’embrasement du Moyen-Orient, après le choc ukrainien, rappelle cruellement notre impuissance face à la volatilité des cours. Bref, l’Europe est dépendante d’énergies dont elle ne peut pas maîtriser les coûts. Et pourtant, la France est en pointe sur le nucléaire. Malgré l’absurdité du sacrifice de Fessenheim en 2020 (sur une décision remontant au mandat de François Hollande), le pays est capable de produire une électricité décarbonée et souveraine. Dans ce contexte, le projet de construire, dans les quinze prochaines années, des « mini-réacteurs », mais aussi six nouveaux réacteurs EPR est une aubaine pour le pays, qui va pouvoir alimenter ses voisins désormais très en retard. Une arme de souveraineté massive dans un monde qui ne fait plus de cadeaux.

9999999
