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Tête de la liste « Un nouvel élan pour Lézignan-Corbières », André Hernandez a tenu son dernier meeting de campagne. Le ton, ironique, a rythmé la soirée entre les différentes propositions formulées par le candidat et ses colistiers.
André Hernandez, à la tête de la liste « Un nouvel élan pour Lézignan-Corbières », a tenu, ce jeudi soir, son dernier meeting de campagne devant 400 personnes environ, selon une formule pour le moins originale. Dans une mise en scène pensée version stand-up, avec un long podium installé au milieu du palais des fêtes, la parole a ainsi été donnée, dans un premier temps, à plusieurs colistiers (13 en tout) qui ont, chacun leur tour, formulé leurs propositions. Parmi les interventions, citons Flavien Calabuig-Pelous qui a évoqué l’environnement : « Un sujet galvaudé au cours des six dernières années. Quand ce n’est pas le feu, les inondations, ou la tempête, c’est la mairie qui abat les arbres au lieu de les intégrer dans les travaux comme ça se fait partout ailleurs ». Une invective à l’égard de la municipalité en place rappelant l’abattage des platanes du cours de la République.
Manon Cojean a, quant à elle, parlé de la jeunesse et des écoles en particulier, évoquant « un plan ambitieux » : « Nous souhaitons moderniser nos écoles, les climatiser, ne pas les délocaliser à la distillerie, créer une école maternelle hors zone inondable, un restaurant scolaire pour que chaque enfant puisse prendre son repas dans de bonnes conditions ». Valérie Dumontet s’est attardée, quant à elle, sur la question de la citoyenneté, plaidant pour « une mairie ouverte aux citoyens par un maire qui les reçoit, écoute leurs questions et y répond. Il faut réconcilier les habitants avec la ville et réconcilier les citoyens entre eux en arrêtant de les diviser ». Thierry Denard s’est focalisé, de son côté, sur la sécurité : « Les Lézignanais ne sont pas en sécurité lorsqu’ils se rendent en centre-ville à certaines heures », a-t-il insisté, souhaitant que la police municipale soit présente sur le terrain en soirée et en première partie de nuit. Il a également évoqué l’extension des missions des policiers municipaux « dès que la loi qui est en cours d’examen le permettra ».
Social, avec Marie-Claire Descouts, vie associative (Dominique Géa), santé (Franck Gisclard), culture (Marie-Claude Martinez), commerce (Valérie Martel), économie, tourisme (Denise Madaule), sports (Nicolas Manessi), urbanisme (Alain Roux), ou déplacement (Pascal Roca) ont ainsi été abordés avant qu’André Hernandez n’entre en scène.
Depuis 43 ans, je viens tous les jours à Lézignan.
Une entrée volontairement offensive de la part du candidat qui n’a pas hésité à manier l’ironie en décrivant le bilan du maire sortant sous l’air de « Caramels, bonbons et chocolats », autrement dit : « Paroles, paroles, paroles ». L’occasion pour lui, de revenir, sur la base « de questions que l’on me pose », sur plusieurs points. « On me reproche d’habiter Canet. Oui, c’est vrai mais j’ai un terrain à Lézignan sur lequel je vais faire une maison. Mais depuis 43 ans, je viens tous les jours à Lézignan alors que d’autres, pendant 40 ans, n’y étaient pas… » Une allusion, bien sûr, à Gérard Forcada et à sa carrière professionnelle.
« Passionné de finances publiques », André Hernandez a assuré que les comptes de la Ville étaient dégradés, chiffres à l’appui : « Nous les redresserons », a-t-il martelé, pointant notamment un autofinancement passé de 1,5M€ en 2024 à 350 000 € en 2025. De même, le candidat est revenu sur l’une de ses phrases qu’il avait prononcée, militant pour que le maire de Lézignan soit le président de l’intercommunalité : « Quand nous avons voulu faire une crèche à Lézignan, il nous a fallu attendre quatre ans pour la lancer. Nous n’avons pas pu faire le conservatoire car la mairie nous imposait des compensations qu’il nous était impossible d’accepter. Si le maire de Lézignan et le président de la communauté de communes sont la même personne, les dossiers ne seront pas retardés ».
Il fut également question de la piscine couverte intercommunale et de l’interpellation du cadet des candidats de la liste de Gérard Forcada lui reprochant de n’avoir « pas posé un parpaing » au cours de ces six dernières années : « Je n’ai jamais parlé de la piscine pendant les six dernières années, c’est faux. Car je sais où nous allons. La piscine ne pouvait se faire que si toutes les autres infrastructures (les crèches, les déchetteries, le centre de santé, le chenil-refuge…) avaient été réalisées. La piscine, si les autres maires du territoire sont d’accord, sera le projet phare du prochain mandat. Il en coûtera 8 à 9 M€ d’investissement qui sera porté par l’intercommunalité et 700 000 € de fonctionnement : nous avons 34 000 habitants sur le territoire, à 10 € par habitant par an, ça nous fait 340 000 € et la communauté de communes mettra le reste. Tout est budgétisé : ce n’est pas paroles, paroles, paroles… Nous savons ce qu’il faut faire ».
Brocardé parce qu’avec son équipe il avait désherbé et nettoyé la rue Paul-Bert, André Hernandez s’est expliqué : « Lors de l’inauguration de L’Idéal, j’ai eu honte tant la rue était sale, dégoûtante. Nous avons retiré 14 sacs de déchets. Non, il ne s’agissait pas de pointer le travail des employés municipaux : il fait leur donner avant tout des moyens ! »
Revenant sur la question des écoles à la distillerie, sur le restaurant scolaire ou encore sur la perte « d’un millier d’habitants à Lézignan ces dernières années », André Hernandez a évoqué la réhabilitation du centre-ville : « Pourquoi pendant six ans, tout a été abandonné ? Quand on est aux manettes d’une ville, on ne peut pas faire fi du passé. Quant au marché hebdomadaire, c’est la désolation : dès que nous serons élus, nous réunirons les commerçants pour voir comment le réorganiser car beaucoup ne viennent plus ».
Enfin, pour conclure, la tête de la liste « Un nouvel élan pour Lézignan-Corbières » a évoqué la jeunesse : « Comment construire la ville sans les jeunes ? Aujourd’hui, ils la désertent. C’est avec la jeunesse que nous bâtirons notre projet ».

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